Sergio Coronado: «Personne ne pensait que ça se passerait à Bègles!»
Le député EELV évoque ses souvenirs de ce premier mariage d'un couple de même sexe en France, mais aussi la Marche des fiertés de Paris cette même année, où Noël Mamère a été accueilli en héros, une marche forte en émotions à revivre en images.
UNE PRISE DE CONSCIENCE POLITIQUE ET PERSONNELLE
Pour Sergio Coronado, cet événement du mariage de Bègles, et notamment le déchaînement de haine qu’il a pu générer de la part des opposant.e.s à l’égalité des droits, a eu une incidence certaine sur son parcours politique, mais aussi personnel: «Je pense que je suis devenu pédé à ce moment-là. C’est un peu paradoxal, mais moi je n’ai jamais eu de problèmes ou de drames dans ma famille, j’ai toujours assumé ce que j’étais.
«Quand je parle de “devenir pédé” au moment du mariage de Bègles, c’est prendre conscience que, malgré la liberté qui est la nôtre, les parcours et les vies qu’on choisit, parfois seul, sans appartenance communautaire ou grégaire, le déchaînement de haine au moment du mariage fait prendre conscience que, qu’on le veuille ou non, on a un destin lié avec nos semblables, avec ceux et celles qui, comme moi, sont lesbiennes, gays, bi.e.s, trans’.
«C’est se dire, au fond quoi qu’on fasse on ne sera jamais que le pédé à leurs yeux. Et il n’y a rien de dramatique à cela, ça ne me gêne pas d’être le pédé qu’on voit en moi. Ça a été une prise de conscience assez politique en fait, il y a quelque chose qui a changé en 2004.»
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