La playlist d’été lyrique de Jef Opéra
Notre blog partenaire spécialisé dans l'actualité de l'opéra a concocté une sélection d'airs à écouter partout.
C’est l’été, les vacances, la saison des compils. J’ai concocté une petite playlist en forme de rétrospective.
Pour commencer :
Il y a un peu plus de trente ans, un après-midi de printemps, une vieille demoiselle excentrique qui enseignait les lettres emmena sa classe de seconde au cinéma voir le Don Giovanni de Mozart filmé par Joseph Losey. C’est ce jour que je suis entré dans le monde de l’opéra pour n’en plus jamais sortir. José Van Dam chantait Leporello.
En 1980, au festival d’Aix-en-Provence, on donna Semiramide de Rossini. Comment oublier ces deux dames passablement opulentes (Montserrat Caballé et Marilyn Horne), coiffées l’une d’un invraisemblable casque à plumes, l’autre d’une gigantesque crinière platine, se tenant par la taille et roucoulant amoureusement ?
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=w1A7DgMmFE8
Et puis, la découverte de Natalie Dessay, presque à ses débuts, au Théâtre du Châtelet, dans Hamlet de Thomas. La voici il y a déjà quelques années, avec Anne Sophie von Otter, dans une scène du Chevalier à la Rose de Richard Strauss, l’un de mes opéras préférés.
Intermezzo. Incursion au cinéma:
Pour Raging Bull, Scorsese a choisi l’intermezzo de Cavalleria Rusticana, de Mascagni ; il a expliqué dans une interview avoir ainsi voulu évoquer les familles d’immigrés italiens qui débarquèrent à New York, la tête encore pleine de Bel canto. C’est une page célèbre, sans doute un peu sucrée, mais je n’y résiste jamais.
Magdalena Kozena m’a fait récemment découvrir, dans son récital consacré à l’opéra français, un air magnifique et envoûtant extrait d’un opéra de Massenet tombé dans l’oubli, Cléopâtre. Plus perverse que jamais, voici la reine d’Égypte promettant un baiser à celui de ses esclaves qui videra devant elle une coupe de poison. Et bien sûr, ça marche…
On fête cette année le 200ème anniversaire de la naissance de Richard Wagner. Le ténor allemand Jonas Kaufmann chante ici l’air de Siegmund, au premier acte de La Walkyrie. C’est un hymne magnifique au printemps, à l’amour et à la vie, que j’aime faire écouter à tous ceux qui pensent encore que Wagner est lourd et ennuyeux.
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4R5UAF30PmI
Publié en partenariat avec le blog Jeff Opéra