Anaïs Bohuon: «Avec les tests de féminité, les instances sportives sont confrontées à l’inanité du projet de définir une « vraie femme »»

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Dans son essai sur l'histoire du test de féminité dans les compétitions sportives, Anaïs Bohuon révèle les dessous politiques et sociaux de cette pratique toujours d'actualité. Interview.

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Se plonger dans Le test de féminité dans les compétitions sportives, le livre passionnant d’Anaïs Bohuon, maître de conférences spécialiste du sport, au cœur des JO de Londres ne rend sa lecture que plus indispensable. On se souvient que Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux olympiques modernes, homosexuel et profondément misogyne, s’est longtemps battu pour interdire les compétitions aux femmes : « Une Olympiade femelle est impensable, elle serait impraticable, inesthétique et incorrecte. » Même si heureusement, il n’a pas été suivi, il a fallu attendre 1928 (soit 32 ans) et les JO d’Amsterdam pour que ceux-ci soient ouverts aux femmes ! Le test de féminité dans les compétitions sportives, sous-titré une histoire classée X ? retrace brillamment les origines de la pratique des tests de féminité par les autorités sportives, depuis les années 30 jusqu’à aujourd’hui en passant par les années 50-60. À cette époque, le combat idéologique fait rage entre l’Est et l’Ouest,…

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