Iran: quatre hommes auraient été condamnés à mort pour des relations homosexuelles
Reconnus coupables d'avoir eu des rapports sexuels avec des hommes, quatre Iraniens auraient été condamnés à être pendus. L'opacité qui règne sur les LGBT en Iran rend difficile l'intervention des ONG.
D’après la Human Rights Activist News Agency (HRANA) et cité par le site anglophone Joopea, quatre hommes, Saadat Arefi, Vahid Akbari, Javid Akbari et Houshmand Akbari, auraient été condamnés à mort dans la province de Kohgiluyeh et Buyer Ahmad en Iran. Selon la législation iranienne, ils se seraient rendus coupables de «lavat», le terme désignant des relations sexuelles entre hommes, un acte puni de la peine de mort.
Pour les associations et les ONG de défense des droits humains, il est généralement très difficile de connaître précisément les motifs de condamnation dans ce type d’affaires. Par exemple, la loi iranienne condamne de la même manière des personnes de même sexe ayant un rapport sexuel et une personne reconnue coupable de viol. «Dans le cas de ces quatre hommes, nous avons un texte explicite attribuant la raison de leur pendaison à la sodomie», a affirmé Gorji Marzban, porte-parole de l’Oriental Queer Organisation Austria, cité par PinkNews.
«Kohgiluyeh et Buyer Ahmad est une des provinces les moins développées d’Iran, explique à PinkNews Mehdi Jafari, avocat pour l’Iranian Human Rights. Il est évident qu’un manque d’accès à des avocats et à un procès équitable peuvent être considérés comme un sérieux problème. Après cette annonce, il est très probable que la sentence sera bientôt exécutée, et cet endroit très reculé rend difficile d’exercer une influence sur le processus.»
À la veille de l’Idaho, journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, un rapport sur les personnes LGBT en Iran vient d’être publié. Produit par l’ONG Small Media, le rapport s’intitule LGBT Republic of Iran: An Online Reality? (consultable en ligne). Il met en lumière les bénéfices que tirent les LGBT des réseaux sociaux et d’Internet, mais surtout il donne la parole à ces personnes vulnérables qui subissent souvent l’exclusion de leur famille et de l’ensemble de la société. À l’occasion de la présentation de ce rapport ce soir à Londres, plusieurs militants iraniens seront présents et prendront la parole. En 2011, un rapport de Human Rights Watch levait déjà le voile sur l’opacité de la situation des LGBT iranien-ne-s: We Are A Buried Generation, Discrimination and Violence Against Sexual Minorities in Iran.
Une pétition pour pousser la communauté internationale à s’opposer à cette exécution a été mise en ligne.
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