Paradis ou enfer? SOS homophobie exige l'accueil en France des LGBT persécuté-e-s
L'association lance 4 vidéos d'une minute chacune, sur 4 pays (l'Inde, le Cameroun, la Russie et le Brésil), supposés paradisiaques.
La nécessité d’accueillir en France les LGBT persécuté-e-s dans leur pays, c’est le thème de la nouvelle action de SOS homophobie dans le cadre de la campagne présidentielle. L’association lance 4 vidéos d’une minute chacune, sur 4 pays: l’Inde (ci-dessus), le Cameroun, la Russie et le Brésil (ci-dessous).
Après quelques images paradisiaques sur fond de musique traditionnelle, SOS homophobie rappelle la réalité quotidienne des personnes LGBT, en silence. «Que ce soit au Cameroun, où les gays et lesbiennes sont mis en prison; en Inde, où le ministre de l’Intérieur a demandé en février dernier à la Cour suprême de pénaliser à nouveau les relations homosexuelles alors qu’elles sont autorisées dans le pays depuis seulement 2009; en Russie, où les militant-e-s des droits humains se font tabasser par les forces de l’ordre quand ils réclament l’égalité pour toutes et tous; ou encore au Brésil, où les personnes trans’ sont plusieurs dizaines, chaque année, à être tuées à cause de leur identité de genre: la multiplicité des manifestations de violence à l’égard des lesbiennes, gays, bi et trans dans le monde est alarmante», souligne l’association dans son communiqué.
«Aussi les conditions de droit à l’asile des étranger-e-s en France et les textes internationaux auxquels l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) se réfère doivent-ils inclure explicitement l’orientation sexuelle et l’identité de genre dans les critères ouvrant au droit au statut de réfugié-e en France, poursuit-elle. Notre pays a porté la dépénalisation universelle de l’homosexualité à l’ONU, et doit poursuivre son engagement contre toutes les formes d’homophobie et de transphobie à travers le monde. Aujourd’hui, avec un unique entretien pour se faire une conviction sur l’orientation sexuelle des demandeurs et demandeuses, et une connaissance peu approfondie des conditions de vie quotidienne des personnes LGBT dans leurs pays, l’Ofpra ne se voit pas accorder les moyens de mener à bien son action de protection. La France doit exprimer concrètement sa volonté de remplir son rôle de terre d’accueil pour les persécuté-e-s en améliorant ses outils d’évaluation.»
Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Le Cameroun, destination de rêve?
Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur La Russie, destination de rêve?
Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Le Brésil, destination de rêve?
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