Arielle Dombasle s’engage en faveur du droit au mariage pour tous les couples aux côtés d’Act Up-Paris

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Après avoir été marraine de la Marche des fiertés en 2011, la très mondaine Arielle Dombasle s'engage aujourd'hui pour l'égalité du droit au mariage dans une vidéo d'Act Up-Paris, réalisée par Ali Mahdavi.

Lancé lundi 19 mars, un clip vidéo faveur de l’ouverture du mariage pour tous les couples signé Act Up-Paris, met en scène l’actrice et chanteuse Arielle Dombasle. Une initiative surprenante et décalée liant glamour et engagement.

«LE MARIAGE EST UN DROIT POUR TOUS»
La vidéo réalisée par Ali Mahdavi montre Arielle Dombasle, déguisée en mariée (puis très fugitivement en marié), au bras d’un homme, d’une femme, puis d’un homme, puis d’une femme, et ainsi de suite. Par-dessus la musique composée par Mirwaïs, on entend progressivement un déluge d’insultes homophobes, lesbophobes et misogynes. «Les savoir prononcées par Arielle Dombasle, ça a quelque chose de très surprenant, comme elle utilise habituellement un langage châtié» explique Christophe Rolland, responsable de la communication d’Act Up-Paris. Le clip se termine sur elle, s’adressant simplement à la caméra: «On sait leur donner des noms, mais très peu de droits. Le mariage est un droit pour tous.» Même si l’opinion de l’actrice étonnera peu, la chanteuse et actrice ayant été la marraine de la Marche des fiertés en 2011, sa participation au projet semble donner du poids et de la visibilité à la campagne d’Act Up-Paris.

SOUS-CITOYENNETÉ = COMPORTEMENTS À RISQUES
Pour Act Up-Paris, le fait de ne pas accorder l’égalité des droits est clairement une discrimination et génère une sous-citoyenneté chez les personnes: «Le travail de la commission Egalité des Droits d’Act Up-Paris a montré que cela avait notamment une influence sur les comportements à risques.» rappelle Christophe Rolland. La vidéo fait suite à la campagne participative initiée en octobre 2011 et qui sollicitait l’avis des internautes pour un choix de visuels pour l’ouverture du droit au mariage pour les couples de même sexe. «Nous avons récolté près de 6000 euros, ce qui nous permettra notamment de faire une annonce dans la presse.»

Concernant la diffusion, si le web permet de relayer très rapidement la vidéo, l’association va tout de même démarcher d’autres réseaux. «Nous allons essayer de la faire diffuser dans les cinémas par exemple, même s’il est difficile d’obtenir la gratuité des supports, note Christophe Rolland. Les salles sont souvent assez frileuses, spécialement sur les sujets non consensuels.»