Rachida Dati, Florence Arthaud, Hélène Darroze, Laure Adler…: 8 femmes «deviennent» hommes pour «Marie Claire»
Pour parler du sexisme en entreprise, le magazine «Marie Claire» a choisi de «transformer» en hommes des femmes de pouvoir dans un «spécial 8 mars».
Pour parler du sexisme en entreprise, le magazine Marie Claire a choisi de «transformer» en hommes des femmes de pouvoir dans un «spécial 8 mars» (actuellement en kiosque).
Huit femmes se sont prêtées au jeu: Mercedes Erra, présidente d’Euro RSCG et directrice générale d’Havas, Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris et députée européenne, Anne Lauvergeon, présidente du conseil de surveillance de Libération et ex-PDG d’Areva, Florence Arthaud, navigatrice, Hélène Darroze, chef cuisinière (qui avait aussi participé à la campagne «seins nus pour le dépistage du cancer» lancée par le magazine), Delphine de Vigan, écrivaine, Laure Adler, écrivaine et journaliste, et Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris.
Les photos s’accompagnent de courtes interviews, dans lesquelles ces 8 femmes comparent brièvement la façon dont sont traité-e-s femmes et hommes, et, pour certaines, ce qui aurait pu se faire différemment si elles avaient été des hommes. Morceaux choisis:
Mercedes Erra: «Ce n’est pas normal que les filles fassent de si belles études et qu’elles songent ensuite à arrêter de travailler.»
Rachida Dati: «Souvent, les hommes de pouvoir aiment les femmes dans l’effort, pas dans le succès.»
Anne Lauvergeon: «Être un homme pour 15 jours, je trouverais l’expérience formidable. (…) Le grand risque, c’est de croire que votre identité s’assimile avec votre fonction.»
Florence Arthaud: «Au début, c’est un avantage d’être une jeune femme avec les sponsors: c’est sûr qu’on fera un peu plus de presse qu’un homme. Mais ensuite, quand il s’agit de millions d’euros, on fait plus confiance à un homme… (…) Pour être un bon marin, il faut la brutalité d’un homme et la sensibilité d’une femme.»
Hélène Darroze: «Je n’ai jamais regretté de ne pas être un homme! Au contraire.»
Delphine de Vigan: «On ne peut pas dire que les femmes qui publient autant que les hommes soient très représentées dans les prix [littéraires] importants!»
Laure Adler: «Ah, si j’étais un homme… Je me le suis dit à de très nombreuses reprises quand je dirigeais France Culture, où pendant des années j’ai vécu un enfer!»
Anne Hidalgo: «Si j’avais été un mec, cela aurait été plus facile mais, du coup, moins excitant, j’aurais moins exploré…»
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Photos Marie Claire
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