Cineffable 2010: « La thématique féministe a toujours été au cœur de notre programmation »

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La 22e édition du Festival international du film lesbien et féministe de Paris aura lieu les 1er et 2 novembre, à l'Espace Reuilly. Avec un fil rouge: les 40 ans du MLF.

La 22e édition du Festival international du film lesbien et féministe de Paris, Quand les lesbiennes se font du cinéma, aura lieu les 1er et 2 novembre, à l’Espace Reuilly. Avec un fil rouge : les 40 ans du Mouvement de libération des femmes (MLF).

Une édition plus courte, mais un événement toujours aussi riche et incontournable. Les organisatrices en disent plus pour Yagg.

Cette année, le festival est plus court (deux jours) et change de lieu. Pourquoi ? Est-ce que cela bouleverse son identité ? Pendant les travaux au théâtre Trianon, nous avons dû trouver un nouveau lieu pour accueillir le festival. Notre cahier des charges étant extensif et nos moyens non illimités, la recherche a été longue et difficile. L’Espace Reuilly avait une capacité et des conditions de location qui se sont révélées les plus appropriées mais le délai de réservation a fait que nous n’avions plus le choix des dates. Cette location sur deux jours nous permet de maintenir une édition du festival, certes réduite, mais nous avons choisi cette solution plutôt que de reporter à l’année suivante. L’identité du festival résulte avant tout de sa programmation, des événements que nous y proposons et de tout ce qu’il s’y passe. Il a d’abord eu lieu à l’Entrepôt dans le 14e arrondissement (1989 et 1990), au Republic Cinéma et à l’AGECA (1991) avant de s’installer à la Clef (1992 et 1993) puis à l’Espace Culturel André Malraux au Kremlin Bicêtre (1994 à 2001) avant de trouver sa place au Trianon (2002 à 2009). Ce n’est pas un déplacement à l’Espace Reuilly en 2010 qui va lui faire perdre son essence. Celle-ci résulte avant tout de la volonté de ses organisatrices et de la présence des festivalières. Nous sommes confiantes en leur participation, même si le décalage des dates peut constituer un handicap pour celles qui viennent des régions.

Le fil rouge de cette édition est les 40 ans du MLF et l’apport des lesbiennes aux luttes féministes. Pourquoi avoir choisi ce thème ? Inscrire le festival dans les événements organisés pour les 40 ans du MLF était pour nous une évidence. Nous sommes un festival lesbien et féministe depuis l’origine et nous associer à cet anniversaire nous permet de rendre hommage à Carole Roussopoulos, disparue l’an dernier, et dont nous apprécions l’œuvre et l’action, d’affirmer notre identité de festival féministe vis-à-vis de nos adhérentes et de nos partenaires. La thématique féministe a toujours été au cœur de notre programmation et le demeure en cette année des 40 ans du MLF.

Vous ferez une large place à l’histoire, aux hommages et aux rétrospectives. Et le féminisme aujourd’hui ? Poser un regard sur l’histoire, se situer par rapport à ce que nous devons à nos prédécesseures est indispensable pour nous inscrire dans le présent. Le féminisme aujourd’hui, c’est ce que programme le festival cette année et ce qui sortira des échanges avec le public. Nous sommes actives dans les réseaux féministes et relayons les actions de tous les groupes qui s’y impliquent dès lors qu’ils défendent les droits des femmes à l’autonomie et à l’intégrité physique et psychologique (y compris dans l’affirmation d’une identité lesbienne).

Parlez-nous du Printemps de Cineffable 2011…
Le Printemps de Cineffable aura lieu les 22 et 23 avril 2011, salle Olympe de Gouges, dans le 11e arrondissement de Paris. Cette année, pas de best-of, il sera exceptionnellement la continuité du festival avec des films inédits (fiction, documentaires, longs et courts métrages). Le Printemps est ouvert à toutes et à tous, aussi nous avons gardé les films à thématique plus spécifiquement gay et lesbienne pour ce deuxième rendez-vous. Nous pouvons aussi annoncer une thématique sur l’Afrique même s’il est encore prématuré d’annoncer des titres.

Cineffable 2010, c’est 12 séances, 2 longs métrages de fiction (Viola di mare, de Donatella Maiorca, et Elena Undone, de Nicole Conn), 4 documentaires (Sin By Silence, de Olivia Klaus, entre autres), 33 courts métrages, un hommage à Carole Roussopoulos, etc.

Programme complet et renseignements sur le site officiel du festival.


Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Viola di mare – Il Trailer Originale.


Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Elena Undone Trailer.


Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Domestic Violence Documentary — Sin by Silence Trailer.


Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Christiane et Monique. Lip V (extrait), de Carole Roussopoulos.

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