OUTrans sort « DTC », le premier guide de prévention pour les trans’ Ft*

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Un guide indispensable parce que les trans' aussi sont touché-e-s par le sida et les IST et qu'il s'agit d'un groupe peut-être plus vulnérable car souvent discriminé, marginalisé et précarisé.

L’association OUTrans sort le premier guide de prévention en français pour les trans’ Ft* (female to something) et leurs amants : un guide de prévention fait par des trans’ pour des trans’.

guide OUTrans

guide OUTrans

Une grande première qui devenait indispensable, parce que les trans’ aussi sont touché-e-s par le sida et les IST et qu’il s’agit d’un groupe peut-être plus vulnérable car souvent discriminé, marginalisé, précarisé et moins informé.

OUTrans a choisi d’utiliser le terme « Ft* » afin de tenir compte du vaste spectre de l’identité de genre et de ne pas nier la diversité des individu-e-s qui composent cette communauté. « Certains trans’ « Ft » revendiquent une transition vers le genre masculin, mais d’autres revendiquent l’état de transition, et se définiront comme Female to Unknown, ou Female to Agenre… », explique l’association.

« FAIRE UNE BROCHURE À NOTRE IMAGE »
Cette brochure essaie de cerner les enjeux d’un guide spécifique pour les trans’ : rendre compte de leurs différences, qui ne correspondent pas aux normes homme/pénis, femme/vagin, prendre en compte des facteurs « spécifiques » de conduites à risques : « faire une brochure à notre image, qui nous correspond, tout simplement, (…) il s’agit de prendre en considération la manière dont nous nommons nos corps, nos histoires avec des termes qui nous sont propres et dans lesquels nous nous reconnaissons, et d’en être fièr-e-s », précise l’association.

Il n’existait jusque là aucun document, en français, pour les trans’ Ft* ou FtM. De même, aucune campagne de prévention publique n’a jamais été destinée à cette population, souligne OUTrans. Pourtant les rares études épidémiologiques qui existent à l’étranger révèlent toutes un taux de séroprévalence très élevé. De la même façon, il n’existe que très peu de données comportementales, et celles-ci révèlent des pratiques et conduites à risques, notamment chez les FtM ayant des relations avec d’autres hommes.

« FACTEURS DE RISQUES SPÉCIFIQUES »
« Il existe pourtant bien des facteurs de risques spécifiques, différentes études américaines se rejoignent sur ces facteurs : une fausse impression de sécurité liée au fait d’avoir été socialisé dans des communautés lesbiennes, l’estime de soi et le désir d’être inclus dans la communauté gay, un manque de connaissance de la culture et des pratiques sexuelles gay, des obstacles au niveau du langage pour nommer les parties du corps et ainsi négocier les relations sexuelles, l’obligation de révéler le fait d’être trans’ », explique OUTrans.

DTC Dicklit et T Claques, un guide pour les trans ft*… et leurs amants est disponible gratuitement au centre LGBT de Paris. Il est également diffusé sur le site de l’association OUTrans.

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