Violences à la gay pride de Moscou: la France réagit timidement
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères souligne son "attachement à la liberté d’expression pour tous et au droit de manifester pacifiquement en toute sécurité".
C’est en des termes très mesurés que le quai d’Orsay a réagi ce lundi 30 mai aux violences à l’encontre des manifestants de la gay pride du 28 mai à Moscou. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères souligne son « attachement à la liberté d’expression pour tous et au droit de manifester pacifiquement en toute sécurité ». Il condamne par ailleurs les « violations des droits de l’Homme et des libertés fondamentales fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, quel que soit le pays où elles sont commises ».
En revanche, pas un mot sur Louis-Georges Tin, ressortissant français, placé en détention puis relâché, et silence radio au sujet des forces de l’ordre qui ont réprimé la manifestation. Le quai d’Orsay rappelle toutefois que la Cour européenne des droits de l’homme avait jugé illégale l’interdiction de la gay pride de Moscou.
Sans condamner la Russie, le département d’État américain a montré plus d’audace en s’indignant que des citoyens américains aient été arrêtés lors de la manifestation.
Lire tous nos articles sur la gay pride de Moscou 2011.
Photo France Diplomatie
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