Pour le député UMP Jacques Kossowski, «la perpétuation de l’espèce» repose sur l’hétérosexualité

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En pleine polémique sur la pseudo-«théorie du genre» dans les manuels scolaires, Le Refuge a demandé aux député-e-s leur avis sur le sujet. À ce jour, Jacques Kossowski est le seul à avoir répondu.

En pleine polémique sur la pseudo-«théorie du genre» dans les manuels scolaires, Le Refuge a demandé aux député-e-s leur avis sur le sujet, leur faisant suivre son communiqué de presse.

À ce jour, l’association n’a reçu qu’une seule réponse, celle de Jacques Kossowski, député UMP des Hauts-de-Seine et maire de Courbevoie.

«AUCUN FONDEMENT SCIENTIFIQUE»
«Je considère que cette théorie ne repose sur aucun fondement scientifique et ne peut en conséquence faire l’objet d’un enseignement dans le cadre des SVT, écrit-il. Elle ne fait que recycler de vieux concepts élaborés par Simone de Beauvoir (Le Troisième sexe) et le sociologue néo-marxiste Pierre Bourdieu. Il n’existerait pas à la base d’identité sexuelle, cette dernière serait une construction sociale liée à la seule éducation. C’est faire fi de la biologie humaine: jusqu’à preuve du contraire, la rencontre d’un spermatozoïde (mâle) et d’un ovule (femelle) est indispensable pour avoir un enfant… Enfant qui va avoir dès sa conception un déterminant chromosomique XX (H) ou XY (F). Certes, il existe des cas douloureux de perturbation génétique de l’identité sexuelle mais ils demeurent rares.»

«IDÉOLOGIE»
«Qu’il y ait ensuite un certain apport culturel dans la construction de la personnalité – et donc de l’orientation sexuelle – cela semble probable, poursuit-il. Il y a toujours un mélange subtil entre l’inné et l’acquis. Mais de manière objective, la reproduction humaine – donc la perpétuation de l’espèce – repose sur la loi naturelle du dualisme homme/femme et donc sur l’hétérosexualité. Nier ce postulat relève d’une forme d’idéologie visant à remettre en cause les fondements de notre société.»

«En conséquence, ce type de thèse peut éventuellement relever d’un débat sociologique ou philosophique (à l’Université?) mais il n’est pas possible de lui donner une quelconque légitimité scientifique. Ma position est claire, je souhaite que le ministère de l’Éducation nationale supprime l’introduction de cet enseignement en Première.»

Photo Assemblée nationale