«Théorie du genre»: Les élu-e-s SRC à l’Assemblée nationale boycottent le groupe de travail sur les manuels scolaires

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«Ce n'est pas au Parlement de rédiger les manuels scolaires», s'indignent les député-e-s du groupe Socialiste Radical Citoyen.

«Ce n’est pas au Parlement de rédiger les manuels scolaires.» L’annonce de la constitution d’un groupe de travail parlementaire sur le contenu et les modalités d’élaboration des manuels scolaires a mis les député-e-s du groupe Socialiste Radical Citoyen (SRC) très en colère.

«UNE POLÉMIQUE DÉRISOIRE»
Dans un communiqué, ils expriment «leur totale désapprobation tant sur les conditions de la mise en place de ce groupe de travail qui n’a fait l’objet d’aucune consultation préalable, que sur son objet même».

«Il s’agit de transférer à l’Assemblée nationale une polémique dérisoire sur la question du genre à des fins purement politiciennes et sous la pression des députés UMP de la Droite populaire, dénoncent-ils. Le groupe SRC ne participera pas à cette manipulation et à l’utilisation de l’institution parlementaire d’une manière aussi partisane. C’est la raison pour laquelle ses députés ne participeront pas à ce groupe de travail.»

«PAS DE MALENTENDU»
Mardi, Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, a demandé au ministre de l’Éducation Luc Chatel son assurance que les examens de sciences de la vie et de la terre (SVT) des classes de première concernées ne comporteraient pas de question sur la «théorie du genre», pour reprendre l’expression utilisée par les opposant-e-s (associations catholiques et parlementaires) à l’évocation de l’identité de genre et de l’orientation sexuelle dans les manuels scolaires.

«Comme le ministre a plaidé le malentendu sur la définition des programmes, nous voulons nous assurer qu’il n’y aura pas de malentendu sur les questions d’examen», a-t-il déclaré à l’AFP. Même Le Figaro le relève, cet acharnement a de quoi surprendre. «Le directeur de l’enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer, a eu beau expliquer que les programmes se contentaient de faire le point sur des connaissances scientifiques établies, rien n’y fait», écrivait le quotidien mardi, ajoutant que «Luc Chatel [avait] néanmoins lancé une mission sur les manuels, comme pour clore les critiques.» C’est raté.

Photo Paul Denton/Yagg