Lois homophobes russes: les liens entre villes françaises et russes remis en cause?
Bordeaux, Nice, Paris et Valenciennes, notamment, sont liées à Saint-Pétersbourg ou Moscou.
Les protestations continuent contre les lois anti-LGBT russes, y compris à l’international. Après Reykjavík et Berlin, c’est au tour de la ville de Lansing, dans le Michigan, d’envisager la rupture du jumelage pour s’opposer symboliquement aux lois homophobes de Vladimir Poutine. C’est en tout cas le souhait de la conseillère municipale Jody Washington, qui a condamné publiquement la violence envers les LGBT en Russie. La mairesse de la ville, Virg Bernero, n’est pas du même avis, et considère qu’une rupture des liens avec Saint-Pétersbourg serait contre-productive.
EN FRANCE, PLUSIEURS VILLES CONCERNÉES
Et la France dans tout ça? Bordeaux, Nice, Paris et Valenciennes ont contracté des liens avec la Russie. Les deux premières sont jumelées avec Saint-Pétersbourg. Pour la mairie de Bordeaux, «il n’y a pas eu de demandes particulières d’associations locales concernant nos relations avec Saint-Pétersbourg». En conséquence, «pour l’heure, le sujet n’est pas d’actualité en ce qui nous concerne». Pourtant, la question a bel et bien été soulevée à plusieurs reprises, notamment par Mathieu Rouveyre, conseiller municipal socialiste de Bordeaux et membre du conseil d’administration de la LGP Bordeaux. Pas plus de volonté d’agir dans un sens ou l’autre à Nice, jumelée à Saint-Pétersbourg. Sollicitée par Yagg, la cité des Alpes-Maritimes a, pour l’heure, refusé de répondre aux questions à ce sujet.
Liée à Moscou, la mairie de Valenciennes souligne que le jumelage ne se fait que pour des raisons culturelles, et plus particulièrement «sur une coopération musicale entre [son] conservatoire à rayonnement départemental et l’école d’arts Mamontov, qui est un établissement privé». En conséquence, la ville de Valenciennes a affirmé à Yagg n’avoir «aucun contact avec les autorités officielles russes, qu’elles soient locales ou nationales».
Paris, qui bénéficie d’accords de coopération et d’amitié avec Moscou et Saint-Pétersbourg, se montre plus incisive. D’après la mairie, «ces accords sont très limités. Nos relations sont réduites au strict minimum». La mairie assure que la réception du maire de la capitale russe en 2012 s’était faite à sa demande et de façon assez froide. Il n’est en revanche pas à l’ordre du jour de remettre en cause l’accord lui-même. La capitale française affirme «rester à [sa] place» et ne pas vouloir «pénaliser la culture et le social».
Photo Christophe Meneboeuf
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