Gabon: Le football féminin «dévergondé» par l’homosexualité?
C'est ce qu'estime une ancienne footballeuse interviewée en marge des journées de réflexion sur le football féminin organisées ce week-end à Libreville.
Le football féminin gabonais se cherche. Pour l’aider à se reconstruire, la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) organisait ce week-end, avec le ministère des Sports, des journées de réflexion dont l’objectif était «d’élaborer et de proposer aux pouvoirs publics, aux partenaires de la société civile et du secteur privé, une stratégie réaliste de développement du football féminin au Gabon, à court, moyen et long terme, afin qu’il puisse contribuer au divertissement des citoyens et qu’il génère des emplois décents».
À l’issue de ces journées, de nouveaux moyens ont été attribués aux ligues provinciales pour le financement des compétitions des jeunes et féminines. Chacune a ainsi reçu dimanche 4 janvier un chèque de 10 millions de francs CFA (environ 15200 euros), indique la Fégafoot sur sa page Facebook.
Parmi les intervenant.e.s, Céline Eko, présidente de la commission du football féminin de la Fédération camerounaise de football, ou Clémentine Touré, sélectionneuse nationale des Éléphantes de Côte d’Ivoire. Pourtant, celle qui fait parler d’elle, c’est Peggy Lucie Auleley, qu’Afrik-Foot présente comme «ancienne footballeuse de l’équipe Amazone (1988), désormais enseignante et écrivain» et à qui le site a donné la parole en marge des journées de réflexion.
«Il faut assainir les mœurs dans le milieu et lutter contre l’homosexualité si nous voulons redorer le blason de notre sport, lequel s’est dévergondé. Il faut promouvoir des valeurs dans le milieu et donner des responsabilités aux gens qui craignent Dieu. J’ai quitté le milieu du sport à cause des mauvaises pratiques, qui entouraient nos activités, notamment le lesbianisme et la corruption.»
Cette crainte de l’homosexualité des footballeuses est déjà à l’origine de la petite forme du foot féminin. «Les anciens dirigeants de la Fédération gabonaise de football avaient refusé de continuer avec les équipes féminines pour éviter des cas d’homosexualité», expliquait l’hiver dernier Félix Mba Nze, le secrétaire de la Fégafoot, cité par GabonEco.
Photo Petey21
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