40 ans après la loi Veil, une manifestation à Paris pour l’IVG et la PMA
Le droit des femmes à disposer de leur propre corps fait partie des revendications du rassemblement prévu ce samedi 17 janvier sur la place de la Bastille à Paris.
Promulguée le 17 janvier 1975, la loi Veil permettant aux femmes d’accéder légalement à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) fêtera ce samedi 17 janvier 2015 ses quarante ans. À cette occasion, le Collectif national pour les droits des femmes organise une manifestation à Paris à partir de 14h30 place de la Bastille pour se rendre jusqu’à Opéra. «Le combat des femmes pour le droit à disposer de leur corps est un combat permanent», affirment les organismes signataires qui plaident pour préserver le droit à l’IVG, le rendre accessible à toutes, mais aussi en faveur d’autres droits reproductifs comme l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Le Collectif 8 mars pour Toutes, signataire de l’appel, donne rendez-vous à 14 heures sur les marches de l’Opéra Bastille pour un cortège «Mon corps, mes choix, nos luttes».
Ce dernier droit demeure interdit en France, alors même que Marisol Touraine, ministre de la Santé, et Pascale Boistard, secrétaire d’État chargée des droits des femmes, affirment dans un communiqué commun que «le droit des femmes à disposer de leur corps appartient à la grande famille des droits fondamentaux reconnus à la personne humaine». Pour l’Inter-LGBT, le fait que la PMA ne soit pas ouverte aux femmes constitue «une discrimination faite aux femmes qui ne sont pas en couple avec un homme mais aussi une entrave au droit à disposer de son propre corps et ce, indépendamment de l’aval d’un homme». Dans un communiqué, l’inter-associative pointe par ailleurs du doigt les politiques d’austérité qui ont «entraîné la fermeture de 5% des établissements publics et de 48% des établissements privés pratiquant l’IVG au cours de ces dix dernières années, soit plus de 130 établissements au total. […] Toute remise en cause du droit à l’avortement réduit les femmes à une fonction reproductive, impacte toutes les femmes, qu’elles soient hétérosexuelles, lesbiennes, bisexuelles et trans’», affirme l’inter-LGBT.
Photo Judith Silberfeld (Manifestation du 1er février 2014 en solidarité avec les Espagnoles)
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