Grèce : une enquête dévoile une situation alarmante pour les demandeurs d’asile LGBTI+

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En juin dernier, une enquête publiée par l’association grecque Transgender Support Association et financée par l’Open Society Foundations, a mis en lumière des situations récurrentes de discrimination et d'insécurité subies par les demandeurs d'asile LGBTI+ en Grèce.

Mickael, un demandeur d'asile trans à Athènes, en Grèce - Isabelle Karaiskos pour Komitid
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En juin dernier, une enquête publiée par l’association grecque Transgender Support Association et financée par l’Open Society Foundations, a mis en lumière des situations récurrentes de discrimination et d'insécurité subies par les demandeurs d'asile LGBTI+ en Grèce. Cette enquête, inédite, dévoile aussi des procédures de demandes d’asile mal étudiées et négligées.

« En Turquie, on m’a frappée et violée parce que j’étais trans, parce que les gens pensent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent quand vous êtes une personne trans. Ils m’ont aussi menacée de me tuer si je résistais »... « À l'arrivée en Grèce, on nous a interrogés tous ensemble et de façon brutale, dans un espace minuscule, avec quatre ou cinq de mes concitoyens… Comment parler de mon homosexualité ? J’avais peur que les autres me fassent du mal s’ils savaient. »
Ces récits extraits de l’enquête dévoilée en juin par l’ONG grecque Transgender Support Association (TSA) sont éloquents.
Inédite, l'enquête, nommée Réfugiés LGBTI+ en Grèce : l’accord UE - Turquie et au-delà, s’appuie sur les témoignages anonymes de 17 réfugié.e.s, dont l’asile a été accordé en raison de leur orientation sexuelle ou leur identité de genre (OSIG), ainsi que sur ceux de cinq professionnels – un avocat, un professionnel de santé, deux salariés de l’établissement chargés des procédures d’asile, et un représentant du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés–, anonymes, eux aussi, dont l’activité est ou a été en lien avec des demandes d’asile lié à l‘OSIG. L'étude a ainsi mis en lumière des situations de violences, de discriminations et d’insécurités récurrentes pour ces populations.

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