Les « sensitivity readers » arrivent timidement dans l’édition française

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Bien implanté·es dans la chaîne du livre aux États-Unis, les sensitivity readers, ces « lecteur·rices en sensibilité » chargés de repérer, dans les manuscrits, les représentations stigmatisantes des minorités, émergent peu à peu en France. Témoignages.

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Bien implanté·es dans la chaîne du livre aux États-Unis, les sensitivity readers, ces « lecteur·rices en sensibilité » chargés de repérer, dans les manuscrits, les représentations stigmatisantes des minorités, émergent peu à peu en France.

Si la pratique est encore regardée avec méfiance par l’édition, elle permet d’aller vers une littérature plus inclusive, et de lutter contre les stéréotypes.

Le 2 mai 2020, l’éditeur et auteur Martin Page évoquait sur son blog un « petit événement symbolique » : « Un des prochains livres publiés par Monstrograph (sa maison d’édition associative, ndlr) aura été relu par des sensitivity readers. C’est une idée de l’autrice (qui aborde des questions pour lesquelles elle n’est pas la première concernée) et nous avons trouvé ça normal et important. »

Dans Poétique réjouissante du lubrifiant, ouvrage protéiforme paru en septembre, Lou Sarabadzic utilise l’humour et le pastiche pour célébrer un compagnon bien utile trop souvent oublié dans les rapports intimes. « J’ai lancé un appel à relecture sur Facebook et Twitter, parce que je souhaitais éviter à tout prix les injonctions sur la sexualité », se souvient auprès de Komitid l’autrice installée au Royaume-Uni, moins soucieuse de « représenter tout le monde » que de « ne pas exclure qui que ce soit ».

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