Mexique : la Casa Arcoiris, refuge pour les migrant.e.s LGBT+ à la frontière avec les Etats-Unis

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A Tijuana, ville mexicaine située à la frontière américaine, l’auberge Casa Arcoiris accueille les migrants de la communauté LGBT+ qui ont fui leur pays et qui tentent de passer aux États-Unis. Reportage.

Expulsée des États-Unis, Milena a trouvé refuge à la Casa Arcoiris à Tijuana - Jeoffrey Guillemard pour Komitid
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À Tijuana, ville mexicaine située à la frontière américaine, la Casa Arcoiris (la « Maison Arc-en-ciel ») accueille les migrant.e.s de la communauté LGBT+ qui ont fui leur pays et qui tentent de passer aux Etats-Unis.

Avec le durcissement des règles migratoires de l’administration Trump ainsi que le Covid, beaucoup se sont sédentarisés dans cette ville tampon. Casa Arcoiris va donc plus loin que l’hébergement et s’adapte, pour faire de l'insertion sociale.

Les guirlandes de papiers de toutes les couleurs bruissent au flottement du vent, sur la façade du bâtiment. La pierre blanche de l’église baroque de la Sagrada Familia, à Tijuana, reflette le vert, le jaune, le bleu, le rouge ou encore l’indigo. C’est sur le trottoir d’en face, au sein d’une maison de style américain avec terrasse, que trouvent refuge des migrants LGBT+ en quête d’un toit, à la Casa Arcoiris.

 Sur le mur de la salle à manger, des drapeaux du monde entier, peints sur un drap en guise de toile : Biélorussie, Ghana, Salvador, Venezuela, Honduras, Guatemala, Jamaïque. « En ce moment, ils sont 32. La très grande majorité sont d’Amérique centrale », confirme Daniela, activiste au sein du refuge.

Là, les arrivant.e.s trouvent un lit dans les trois dortoirs et de quoi se nourrir, en s'acquittant d’une petite somme pour que l’auberge fonctionne. Des jeux de société, une télévision, des livres sont mis à disposition. L’ambiance est à la rigolade. Près d’une pile de fascicules destinés aux migrant.e.s LGBT+, une bible traîne sur une étagère. « Nous avons un public très jeune, entre 18 et 30 ans pour la plupart. Certains ont des amis ici à Tijuana. On le sait, ils partent faire la fête ! Ils fréquentent les boîtes gays de la ville. »

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