Mathieu Magnaudeix : « Parler avec ces nouveaux militants américains m’a redonné confiance en la capacité de s’organiser ensemble »

Publié le

Dans « Génération Ocasio-Cortez, Les nouveaux activistes américains », Mathieu Magnaudeix, journaliste à Mediapart, dresse le portrait de celles et ceux qui renouvellent l’engagement politique aux États-Unis en racontant leurs parcours et leurs méthodes. Entretien.

Mathieu Magnaudeix est l'auteur du livre « Génération Ocasio Cortez, les nouveaux activistes américains, à La Découverte
Article Prémium

Après avoir couvert pour Mediapart la campagne du candidat Macron pendant les élections présidentielles françaises, Mathieu Magnaudeix est, depuis 2017, le correspondant du site d’information aux États-Unis. Rentré en France pendant le confinement, il attend le feu vert des autorités pour repartir et en profite pour parler de son livre qui vient de sortir en librairie.

Dans Génération Ocasio-Cortez, Les nouveaux activistes américains, il dresse le portrait de celles et ceux qui renouvellent l’engagement politique aux États-Unis en racontant leurs parcours, leurs méthodes et l’histoire militante dans laquelle ils et elles s’inscrivent. Komitid l’a rencontré pour comprendre les mécanismes de ces mouvements et pour essayer d’identifier la place des luttes queer dans ces nouvelles dynamiques de l’activisme américain. 

Komitid : Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous intéresser à cette nouvelle génération d’activistes américains ?

Mathieu Magnaudeix : Des rencontres ! Comme je le raconte dans le livre, il y a un moment particulier, à la conjonction de plusieurs facteurs, juste avant les élections de mi-mandat. Ces élections (en 2018, ndlr) s’annonçaient difficiles et l’enjeu était de savoir si Donald Trump allait conserver tous les pouvoirs. Il y avait d’autres préoccupations en France à ce moment-là mais s’il avait gardé les pleins pouvoirs sur le Congrès, cela aurait été vraiment compliqué sur beaucoup de sujets. Il aurait pu, au-delà des tweets et des mots, mettre en place une politique conservatrice encore plus dure. À ce moment-là, j’ai suivi en Georgie des activistes qui s’organisaient pour l’accès des noirs au vote puisque de nombreuses restrictions existent encore dans cet état dirigé par des républicains. J’ai eu une sorte d’étincelle, de curiosité pour cette façon d’activer la société, de s’organiser et d’organiser la société qui est assez différente de notre vision française qui se résume à un pouvoir, un président, des corps constitués et une société civile assez inexistante dans les préoccupations des institutions.

La suite de cet article est réservée aux abonné•e•s.

Pour continuer la lecture :

Vous êtes déjà abonné•e•s ?

Identifiez-vous

  • arnosa

    Meilleur moyen de voir Trump réélu en 2020
    Liberals. Cela ne permet pas sde gagner les 12 swing states pour remporter la victoire
    #biden2020