Dans nos placards queers (2/4) : Être ou ne pas être corporate

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Le look est-il toujours une affaire sérieuse ? Qu’on s’habille de façon neutre, à la cool ou très formelle, les vêtements que l’on porte au travail disent quelque chose de nous. Enquête sur les stratégies de visibilité en open space.

« J’ai vu les réactions à mon travail quand je me suis teinté les cheveux en rose. Je n’ai pas le courage de passer à la suite, alors que j’aimerais porter des boucles d’oreille plus extravagantes », confie Arthur - Simon Lambert pour Komitid
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Arthur, 28 ans, est ingénieur dans une grande société d’impression. « Je n’ai pas de dress code fixe au travail », explique-t-il. Dans le monde de l’entreprise, hors règlements et consignes spécifiques, le choix des vêtements est souvent laissé aux salarié.e.s.

Or, « le vêtement peut être un stress. On peut avoir peur de se révéler, de dire quelque chose sur qui on est », analyse Maxime Donzel, auteur du livre Dress code: le bon vêtement au bon moment. À chaque univers professionnel, correspondent des codes sociaux, explicites ou implicites.« Chez Accenture (une société de conseil, ndlr), les femmes viennent plutôt en tailleurs, tandis que les hommes portent plutôt des costumes. C’est plus un phénomène de groupe qu’une règle de l’entreprise », explique Thomas Cusson, analyste consultant de 25 ans. 

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