Données personnelles : polémique autour de l'application GendNote des gendarmes

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Une nouvelle application, GendNote, développée par la gendarmerie pour faciliter le travail de ses agents sur le terrain, est au cœur d'une polémique. Certains organismes, comme la Ligue des droits de l'homme et des associations LGBT+, craignent qu'elle ne permette un « fichage » de la population.

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La gendarmerie française - wuthrich didier / Shutterstock
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La polémique sur l'application GendNote est partie des réseaux sociaux avant de gagner en ampleur. Une page Facebook Nantes Révoltée a dénoncé une « mesure liberticide imposée discrètement par décret » autorisant cette application qui permet notamment le recueil de données sur l'orientation sexuelle, politique et religieuse des citoyens. S'en est suivi un sujet dans le 20 Heures de France 2 cette semaine et la gendarmerie s'est retrouvée dans le viseur. Des associations LGBT+ se sont aussi élevées contre cette application.

« GENDNOTES ou l'histoire d'un faux débat! Étonnant de voir la tonalité, la virulence des attaques visant une application très encadrée, de simple prise de notes. Surprenant que certains découvrent que le métier de gendarme repose sur le recueil de tous types de renseignements! », s'est défendue vendredi sur Twitter la porte-parole de la gendarmerie nationale, Maddy Scheurer. « Comment qualifier une infraction raciste, antisémite, homophobe etc... sans recueillir des informations très personnelles pour qualifier l'infraction? Aucune stigmatisation, juste le nécessaire pour protéger contre l'inacceptable! », a-t-elle plaidé.

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