Couples de pères : la sensation de devoir « en faire plus » pour montrer que l'on est un bon parent

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Confrontés aux « doutes » de certain.e.s quant à leur capacité à s'occuper d'un enfant sans l'aide d'une femme, des couples de pères subissent la pression inhérente à notre société très hétéronormée, où la place de la mère est dominante. Témoignages.

couples de pères
Papa de Louise (à gauche) et Jane (au centre), Philippe est toujours choqué lorsque des passant.e.s se permettent des remarques sur la manière dont il s'occupe de ses filles - Floriane Valdayron pour Komitid
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À l'inverse de la grande majorité des autres parents qui fréquentent la crèche où est inscrite Ava, leur fille de deux ans et demi, Grégoire et Rémy sont tous les deux présents à chaque évènement organisé par l'établissement. Idem pour les rendez-vous médicaux. « Quand j'en parle à des gens avec des enfants, ils me disent : “ Mais vous n'avez rien d'autre à foutre ?" ”», raconte Rémy dans un rire. « Un de mes collègues m'assure qu'on en fait 1 000 fois trop et qu'il n'a jamais fait ça avec ses enfants, surenchérit Grégoire. On essaie de combattre les stéréotypes ».

Ce distributeur de films fait allusion aux préjugés auxquels les couples de pères sont confrontés, comme l'idée selon laquelle deux hommes sont incapables de s'occuper d'un bébé ou d'un enfant en bas âge. En cause : l'omniprésence de la figure maternelle inhérente à la société très hétéronormée dans laquelle nous vivons, où tout ce qui touche à la petite enfance – et, plus largement, à l'enfance – est associé à la mère.

« Papa poule, mère bis »

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