Transgender Day of Remembrance (TDoR) : 20 ans d’hommages aux personnes trans assassinées

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Vingt ans après la première édition du Transgender Day of Remembrance (TDoR), des événements sont organisés le 20 novembre dans plus d’une douzaine de villes en France pour rendre hommage aux victimes de la transphobie.

TDoR
Image du TDor à Paris, en 2018 - Acceptess T
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Assassinées mais pas oubliées. Chaque 20 novembre depuis 1999, le Transgender Day of Remembrance (TDoR, traduit en français par Journée du souvenir trans) rend hommage à toutes les victimes de meurtres transphobes. Une commémoration qui trouve son origine dans le meurtre – jamais élucidé – de Rita Hester, une femme trans et noire américaine de 35 ans, le 28 novembre 1998, dans le Massachusetts.

Dans les jours qui suivirent, environ 250 personnes se retrouvèrent pour une cérémonie d’hommage et, un an plus tard, la militante trans Gwendolyn Ann Smith créait le TDoR en son honneur. Cette première commémoration prit alors la forme de veillées aux chandelles à San Francisco (dans le quartier du Castro) et à Boston, le 20 novembre 1999.

Officiellement reconnu en Ontario

Deux décennies plus tard, le TDoR est observé bien au-delà des États-Unis. Depuis deux ans, il est même officiellement reconnu par l’Ontario et une minute de silence se tient chaque 20 novembre dans l’Assemblée législative de cette province canadienne.

Selon l’ONG internationale basée à Berlin Transgender Europe, 331 personnes trans ont été assassinées entre le 1er octobre 2018 et le 30 septembre 2019 (3 314 depuis 2008). Parmi elles, on trouve une écrasante majorité de femmes racisées et/ou travailleuses du sexe (TDS). Les pays qui comptent le plus de meurtres transphobes sont le Brésil (132), le Mexique (65) et les États-Unis (31).

Pour Diane Leriche, coordinatrice du Pôle prévention et santé sexuelle d’Acceptess-Transgenres, une association de défense et de soutien des personnes trans et en particulier des TDS migrantes, le contexte politique a une influence très nette sur leur sécurité. Elle explique à Komitid : « Il a eu une augmentation du nombre d’agressions et de meurtres transphobes aux États-Unis et au Brésil après les élections de Trump et Bolsonaro. Les politiques anti-migratoires et la précarisation mettent des vies en danger ».

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