Contre l’homophobie, le patriarcat et l’occupation : le difficile combat de l’organisation LGBT+ palestinienne alQaws

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Cette association qui milite depuis presque deux décennies en faveur de « la diversité sexuelle et de genre dans la société palestinienne » a vu ses activités brièvement interdites le mois dernier par l’Autorité palestinienne. Que s'est-il passé ? Éléments de réponse.

Manifestation de l'association palestinienne AlQaws à Haïfa, le 1er août 2019 - alQwas
Manifestation de l'association palestinienne AlQaws à Haïfa, le 1er août 2019 - alQwas
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Si la lutte contre les LGBTphobies et le patriarcat n’est simple nulle part dans le monde, elle devient plus compliquée encore lorsqu’on vit sous occupation d’une puissance étrangère autoproclamée « friendly ». Les militant·es de l’association LGBT+ palestinienne alQaws le savaient déjà mais, le mois dernier, ils et elles ont dû faire face à une difficulté supplémentaire : l’Autorité palestinienne, qui administre (seule ou conjointement avec Israël) une partie de la Cisjordanie, a tenté d’interdire ses activités sur les territoires qu’elle gère - avant d’y renoncer suite aux protestations que cette décision a déclenché.

Est-ce son récent regain d’activité qui a provoqué cette mesure punitive contre une association opérant depuis 2001 ? Jeudi 1er août, alQaws et plus de trente autres organisations appelaient à manifester à Haïfa (une ville du nord d’Israël où vit une importante communauté arabe) après la violente agression d’un adolescent palestinien trans, poignardé par son propre frère à proximité d’un refuge pour jeunes LGBT+ à Tel-Aviv. Près de 200 personnes ont pris part à ce rassemblement. Forte de ce succès (voir photo de couverture), alQaws organisait début août une table ronde sur la question des droits LGBT à Naplouse, grande ville réputée conservatrice du nord de la Cisjordanie.

« Agents de l'étranger »

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  • arnosa

    n’empêche on peut parler de pink washing, mais vaut-il mieux être gay aujourd’hui? a Tel Aviv ou a Ramallah ?