Coming-out: «Sortir du placard est plus facile que d’y rester», estime la footballeuse Michelle Heyman
La footballeuse Michelle Heyman a partagé son expérience du coming-out avec le site américain AfterEllen.
C’était le Coming Out Day le 11 octobre. Michelle Heyman en a profité pour raconter sa sortie du placard sur AfterEllen : «Faire mon coming-out a été plus facile que je ne le pensais, se souvient la footballeuse australienne. J’avais entendu des histoires qui racontaient combien cela avait été difficile pour certaines personnes, mais pour moi, cela a été une libération. Cela m’a permis de finalement voir le monde comme je l’avais toujours imaginé. Je n’avais plus à mentir à ma famille, à mes ami.e.s et à moi-même. Je pouvais enfin être moi-même, c’est ce qui fait ce que je suis aujourd’hui. J’ai toujours su que j’avais une autre approche de la vie que mes ami.e.s. J’étais attirée par des personnes de même sexe et je ne savais pas vraiment comment réagir à cela parce que je n’étais pas exposée à cela. J’ai gardé secrets mes sentiments et j’ai essayé d’être comme tout le monde, j’ai donc fréquenté des garçons. J’ai eu un petit ami à l’école jusqu’à l’âge de 12 ans. J’ai alors décidé de suivre mes sentiments.
«J’ai fait mon coming-out auprès de ma famille quand j’avais 18 ans et elle m’a soutenue dès le premier jour. Je pense que cela a, pour mes parents, été difficile à entendre, mais comme ce sont des parents aimants, ils ont bien réagi et m’ont laissée être moi-même. Sans leur soutien, ma vie aurait pu être très différente. Au début, j’étais jugée mais au fil des années, les gens ont constaté combien j’étais heureuse, que j’étais enfin moi-même. Tout n’est pas facile! Tout le monde ne me soutient pas. Mais il faut apprendre à ignorer ceux et celles qui ne comprennent pas votre bonheur.
«Être out en tant qu’athlète professionnelle a, pour moi, été simple. À partir du moment où j’avais parlé à mes parents, je pouvais être bien dans ma peau. Je ne me cacherais plus et je pense que c’est cela qui fait que j’ai une telle confiance en moi. Ai-je eu peur d’avoir à entendre des gens me juger? Au début, oui! Mais je n’ai jamais laissé cela m’atteindre parce que j’étais enfin heureuse et personne n’allait me gâcher mon plaisir. Les athlètes sont des rôles modèles pour les enfants et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour être la meilleure des rôles modèles. J’ai reçu des mails, des messages, des commentaires qui m’ont expliqué que j’ai aidé des gens à être eux-même. C’est quelque chose que je chérirai toute ma vie.
Je sais que chaque histoire de coming-out est différente mais sortir du placard est plus facile que d’y rester. Cela ne se voit peut-être pas au début mais avec le temps, il est clair que l’on doit être honnête avec soi même. Être bien dans sa peau.
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Cet article est extrait de la chronique Terrains de Jeux du 15 octobre 2015, à lire en intégralité ici.
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