Jean-Luc Romero porte plainte suite à des menaces de mort sur Twitter
De son côté, Le Refuge à Montpellier porte également plainte après un acte de vandalisme contre ses locaux la semaine dernière.
Lundi 31 août, Jean-Luc Romero, un des militants gays les plus médiatiques en France, a déposé plainte à Paris pour menaces de mort et insultes diffusées sur Twitter.
L’examen de la plainte ne laisse aucun doute sur le caractère homophobe des propos visés. Dans l’un des messages, on peut lire ceci: «tu t’es cru un homme? salope? Restes pas seul dans la rue… Le 12e sera ton cimetière avant fin 2015.»
Un autre message l’accuse de pédophilie: «Te coller une grosse tourniole méritée… Ça va t’apprendre ce qu’est la correction, pédophile jouant les victimes légale (sic)!»
À Yagg, Jean-Luc Romero explique ce matin qu’il ne voulait plus que ces actes restent impunis. Il a par ailleurs adressé hier un courrier au nouveau directeur général de Twitter, lui demandant de prendre ses responsabilités.
«On ne peut pas accepter que Twitter récolte des followers sans ne jamais rien faire contre ce type de messages.»
Cette plainte intervient quelques jours après celle déposée à Montpellier par Vincent Boileau Autin, suite à des menaces de mort sur Twitter (lire: Vincent Boileau-Autin, premier marié gay de France, menacé de mort).
De son côté, l’association Le Refuge a déposé une plainte, toujours à Montpellier, pour dégradation sur son siège social. Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, deux tags homophobes ont été apposés sur la vitrine du local (photo ci-dessous):
Dans une autre affaire de menaces de mort sur Twitter envers Jean-Luc Romero, un procès doit se tenir le 1er octobre prochain à Paris.
En 2014, selon SOS homophobie, 2197 actes et agressions homophobes ont été recensés en France.
- Mois des fiertés 2025 : encore un calendrier bien rempli
- Des policiers municipaux parisiens sanctionnés pour des propos LGBTphobes
- Le gouvernement Bayrou déplait fortement aux militants LGBT+
- Sebastian Coe, candidat à la présidence du CIO, veut une « politique claire » sur le genre
- Le Britannique Tom Daley passe des plongeons aux tricots