Les confondantes confessions d’un «rugbyman masqué»

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Sous couvert d'anonymat, un «rugbyman masqué» témoigne des dessous du rugby. L'homosexualité n'échappe pas aux sujets abordés. Clichés garantis.

Publiées par Le Point, celles d’un livre témoignage publié chez Hugo Sport par un auteur qui se qualifie de rugbyman masqué. Sous anonymat (on l’aura compris), il évoque quelques dessous du rugby. Sur l’homosexualité, le florilège retenu par l’éditeur et Le Point sont confondants :

1/ «Il y a des homosexuels dans le rugby français, chez les dirigeants, chez les joueurs. Mais je ne connais pas d’homosexuels déclarés, à part le Gallois Gareth Thomas

2/ «Quand on a croisé Gareth sur un terrain, on n’imagine pas qu’il soit homo. En fait, personne n’aurait parié un centime sur la probabilité qu’il le soit. Ni Nigel Owens, l’arbitre, gallois lui aussi.»

3/ «C’est un peu comme pour le dopage, n’est-ce pas? Ça existe, mais on ne va pas s’en vanter. Les blagues sur les pédés vont bon train dans le rugby encore aujourd’hui. Concernant le sexe, d’une manière générale, nous respectons nos orientations. Nos fantasmes, on en parle. En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu vraiment trop à en parler.»

4/ «Les orientations sexuelles des gens, je m’en contrefous. Ça ne me pose aucun problème moral ni éthique. Le mariage pour tous, je suis pour. Quand j’y réfléchis, je me dis que ça pourrait tout de même peut-être poser problème dans le jeu. Se déclarer publiquement homosexuel alors qu’on vit ensemble tous les jours à poil… Le rugby, c’est des étreintes, quelques confidences aussi, je pense que cela demanderait un temps d’adaptation pour tout le monde et chacun, inconsciemment ou pas, doit avoir ça à l’esprit. J’imagine que c’est l’une des raisons pour lesquelles il est compliqué de faire son coming-out.»

Cet article est extrait de la chronique Terrains de Jeux du 11 juin 2015, à lire en intégralité ici.