Au Maroc, Placebo et les Femen réclament la dépénalisation de l’homosexualité
Stefan Olsdal a profité du concert de son groupe Placebo pour afficher son opposition à l'article 489 du Code pénal marocain.
Il y a quelques jours, deux militantes françaises des Femen étaient arrêtées à Rabat pour s’être embrassées seins nus devant la tour Hassan pour protester contre la condamnation pour homosexualité de trois Marocains. Sur leur corps, les deux femmes portaient l’inscription «In gay we trust». Elles ont depuis été expulsées.
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Quelques heures plus tard, le groupe Placebo montait sur la scène de l’OLM Souissi au Festival Mawazine. Comme le raconte l’hebdomadaire marocain TelQuel sur son site, Stefan Olsdal, le bassiste ouvertement gay du groupe, a montré son soutien aux homos marocain.e.s à plusieurs reprises, avec un «489» barré au dos d’une de ses guitares – l’article 489 du Code pénal est celui qui prévoit trois ans de prison pour les actes «contre nature avec un individu de son sexe» –, et avec une basse aux couleurs du drapeau arc-en-ciel. C’est avec cet instrument qu’il est revenu sur scène au moment des rappels, avec, sur son torse nu, le même «489» barré.
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Le musicien en a remis une couche après le concert sur son compte Instagram. «L’article 489 interdit l’homosexualité au Maroc. Toujours! Débarrassons-nous de lui! Tout mon amour et mon soutien à celles et ceux qui doivent se battre pour avoir le droit d’aimer!»
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