Entre Jeux olympiques et loi anti-gay, le Kazakhstan doit choisir
Alors que le Kazakhstan voudrait accueillir les JO de 2022, des champion.ne.s ont rappelé ses promesses au CIO.
Est-ce parce qu’il souhaite accueillir les Jeux olympiques que le Kazakhstan a décidé de ne pas suivre l’exemple russe avec une loi sur la «propagande homosexuelle»? Il semblerait que oui. Le Parlement avait adopté le texte en février, la Cour constitutionnelle vient de le rejeter, officiellement parce qu’il est trop «vague».
Le jour même, le 26 mai, des millions de personnes célébraient dans les rues des grandes villes la candidature d’Almaty aux JO de 2022, face à la Chine. Quelques jours plus tôt, un grand nombre d’athlètes, dont plusieurs ont participé aux Jeux olympiques ou paralympiques, avaient écrit à Thomas Bach, le président du Comité international olympique (CIO) pour lui faire part de leurs inquiétudes:
«À la lueur des aspirations du Kazakhstan à accueillir les Jeux olympiques d’hiver de 2022 et de l’adoption récente d’une législation interdisant “la propagande de l’orientation sexuelle non-traditionnelle”, nous exhortons le CIO à rappeler aux autorités kazakh que la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle est incompatible avec l’appartenance au mouvement olympique.»
Parmi les signataires, entraîné.e.s par Athlete Ally, on retrouve Martina Navratilova, Greg Louganis, Mark Tewksbury, Charline Labonté, Megan Rapinoe, Rennae Stubbs, Robbie Rogers, Sean Avery…
Cet article est extrait de la chronique Terrains de Jeux du 28 mai 2015, à lire en intégralité ici.
- Sebastian Coe, candidat à la présidence du CIO, veut une « politique claire » sur le genre
- Le Britannique Tom Daley passe des plongeons aux tricots
- Le plongeur britannique Tom Daley prend sa retraite
- JO-2024 : polémique sur le genre d'une boxeuse, un « faux-débat » dénoncent des associations
- JO-2024 : la volleyeuse Ebrar Karakurt veut « inspirer » les femmes turques