Un kiss-in dans un Burger King de Madrid après l’expulsion d’un couple d’hommes
Un couple d'hommes avait quitté le restaurant à la demande de deux familles qui voulaient «protéger» leurs enfants.
Une centaine de personnes se sont retrouvées pour un kiss-in dans le restaurant Burger King de la Plaza de los Cubos à Madrid ce samedi 6 décembre à la demande de l’association LGBT Arcópoli. Celle-ci entendait réagir après qu’un couple composé de deux garçons de 18 et 19 ans a dû quitter le restaurant à la demande d’un agent de sécurité le samedi 29 novembre dans la soirée. À la demande de deux familles qui ne souhaitaient pas que leurs enfants voient deux hommes s’embrasser, celui-ci a demandé au couple de quitter le restaurant.
«Il nous a dit que l’on ne pouvait pas faire des choses comme ça parce qu’il y avait des enfants autour», a raconté l’un des deux hommes à El Pais. Un couple composé d’un homme et d’une femme a pris la défense du couple d’hommes, mais les familles ont insisté pour que les deux hommes partent au motif que leurs enfants «n’ont pas à voir ça». Le couple d’hommes a alors pris la décision de partir et a fait le récit de cette soirée à l’association Arcópoli. Sur Facebook, celle-ci explique qu’elle a joint le responsable du restaurant. «Il a nié toute responsabilité en affirmant que Burger King respecte la diversité et qu’en aucun cas l’entreprise ne soutiendrait un acte homophobe commis par un employé», écrit l’association. Le responsable a ajouté que l’agent de sécurité avait agi sans le prévenir et qu’il souhaitait présenter ses excuses en personne au couple d’hommes.
Ce message publié le 1er décembre a suscité un fort émoi et poussé plusieurs personnes à se rendre dans le restaurant pour un kiss-in le samedi suivant. Celui-ci a eu lieu, sous les applaudissements des employé.e.s du Burger King. La chaîne a de son côté indiqué qu’il s’agissait là «d’un incident isolé qui ne reflète aucunement l’engagement de Burger King en faveur de la diversité depuis plusieurs années», rapporte The Local. Mais pour Arcópoli, c’était l’incident de trop: l’association a appelé les pouvoirs publics à prendre des mesures plus sévères contre les LGBT-phobies, en augmentant le montant des amendes, mais aussi en incitant les victimes à porter plainte. D’après Rubén López, le secrétaire de l’association, la majorité des victimes préfèrent se taire car elles n’ont pas fait leur coming-out.
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