Pour un élu suisse, les homos «ont un lobe cérébral qui fonctionne à l’envers»

Publié le

Alors que Zurich s'apprête à célébrer les fiertés LGBT, l'UDC Toni Bortoluzzi fait grincer bien des dents, y compris dans son camp.

Toni Bortoluzzi, élu UDC (Union démocratique du centre, droite populiste) au Conseil national – la chambre basse de l’Assemblée nationale suisse –, est vent debout contre toute réforme du droit de la famille. Dans un entretien accordé au bimensuel Beobachter, publié à quelques heures de la pride de Zurich, il qualifie les « homosexuels, lesbiennes et tous ceux qui vivent seuls ou qui changent de partenaire en fonction de leur humeur » de « déviants ». Ce qui l’a mis en rogne ? Un rapport commandé à Ingeborg Schwenzer, professeur de droit de l’Université de Bâle. Selon l’élu, Ingeborg Schwenzer est « une femme intelligente, mais qui a un comportement contre nature. Quelqu’un d’anormal ne peut pas écrire quelque chose de normal », estime-t-il.

« On ne peut pas considérer comme égaux un comportement anormal et un comportement normal. Les couples de même sexe ont un lobe du cerveau qui va dans le mauvais sens. »

Ces déclarations ne passent pas du tout auprès de l’association LGBT Pink Cross, qui envisage de porter plainte, ou de certain.e.s collègues de Toni Bortoluzzi. « Ces affirmations sont déplacées et stupides. M. Bortoluzzi est apparemment lui même un peu déviant », a commenté Thomas Fuchs, élu UDC ouvertement gay, cité par 20 minutes.

Photo Parlement suisse

Via 360°.