Laverne Cox en couverture de «Time»
Quelques semaines après que son omission de la liste des 100 personnes les plus influentes publiée par «Time» a ulcéré les fans de Laverne Cox, le magazine a choisi de mettre l'actrice trans' en couverture. Et quelle couverture.
Ce qui frappe au premier regard chez Laverne Cox, c’est sa beauté. Sa classe. Puis elle ouvre la bouche et son discours – simple, politique, pédagogique – s’impose. En choisissant de lui consacrer la couverture de son numéro daté du 9 juin, le magazine Time fait, une fois de plus, l’histoire. Laverne Cox, elle, fait l’histoire depuis des mois. Avec son rôle dans Orange Is The New Black. En produisant le documentaire sur CeCe McDonald. En remettant Katie Couric à sa place. En inspirant Ellen Page. En prenant la parole encore et encore, en insistant sur les liens entre les discriminations fondées sur l’identité de genre, l’origine ethnique, la classe sociale. Et aujourd’hui, cette Une, le jour de son anniversaire:
Dans l’entretien qu’elle a accordé au magazine, Laverne Cox raconte le harcèlement qu’elle a subi, enfant, sa tentative de suicide quand elle avait une douzaine d’années ou la première fois qu’elle a compris qu’elle ne rentrait pas dans le moule:
«Mon instit de CE2 a appelé ma mère et lui a dit “Votre fils finira en robe à la Nouvelle-Orléans”. Jusque là je pensais juste que j’étais une fille et qu’il n’y avait pas de différences entre les filles et les garçons. Je crois que j’imaginais qu’à la puberté j’allais me transformer en fille.»
Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Behind the Scenes of Laverne Cox’s TIME Cover Shoot
Ailleurs sur la toile:
Your guide to the outrage over Laverne Cox’s Time 100 snub
- La Hongrie de Viktor Orban interdit les marches de la fierté LGBT+
- La détresse de personnes LGBT+ après l'élection de Donald Trump
- Les deux assassins de l'élue brésilienne Marielle Franco condamnés
- Argentine : polémique après la sortie d'un ministre sur les identités sexuelles « inventées »
- Le président bulgare ratifie la loi contre la « propagande » LGBT+