Lois anti-LGBT russes: Reykjavik et Berlin pourraient rompre avec Moscou

Publié le

En réaction aux lois anti-LGBT votées en Russie, des protestations officielles ont lieu. Notamment à Reykjavik, capitale de l'Islande.

Jón Gnarr, maire de Reykjavik, n’a pas du tout apprécié les lois homophobes promulguées récemment en Russie par Vladimir Poutine. Connu pour ses positions très LGBT-friendly, il réclame à présent la rupture ou à tout le moins une révision profonde des liens entre sa ville et Moscou. Les deux cités sont jumelées depuis 2007, mais cette situation pourrait donc changer.

RÉACTION CONTRE LES LOIS ANTI-LGBT RUSSES
Dans un communiqué envoyé par la mairie, il est dit explicitement que la volonté de rompre avec la métropole russe est « en raison de l’évolution de la situation des droits des personnes homosexuel.le.s, bisexuel.le.s et transexuel.le.s en Russie ces derniers mois ». Encore plus significatif, Jón Gnarr n’est pas seul dans sa démarche. Sa demande se fait avec le soutien officiel du ministère islandais des Affaires étrangères du gouvernement de centre-droit de Sigmundur Davíð Gunnlaugsson.
L’édile de la capitale islandaise a manifesté il y a quelques mois son soutien au mariage pour tous en France. Auparavant, cet ancien comédien connu pour ses sorties humoristiques s’était déjà travesti pour le lancement de la gay pride de sa ville.

UNE PÉTITION EN ALLEMAGNE
Le site Queer.de rapporte (lien en allemand) qu’une pétition a été lancée en Allemagne le 14 juillet pour demander à Berlin, également jumelée à Moscou, de prendre des mesures similaires. L’appel a recueilli pour le moment 200 signatures. La capitale russe a par ailleurs un accord d’amitié et de coopération avec Paris depuis 1992.

Photo via Facebook