Mariage pour tous: Une organisation chrétienne appelle à prier devant le Parlement britannique lors des débats

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Le projet de loi ouvrant le mariage aux couples homos revient devant la Chambre des Communes la semaine prochaine. Et les débats s'annoncent tout aussi agités qu'ils ont pu l'être en France.

Lors des débats sur le projet de loi «mariage pour tous» au Parlement français, et en particulier à l’Assemblée nationale, on a beaucoup entendu dire que le Royaume-Uni avait adopté la loi ouvrant le mariage en une journée. C’était aller un peu vite en besogne, comme l’a rappelé à plusieurs reprises la Yagg Team lors des YaggoLives et sur Twitter. Le texte revient devant la Chambre des Communes les 20 et 21 mai prochains, en troisième lecture.

Et les débats risquent d’être agités. Comme en France, des parlementaires opposé-e-s au projet de loi exigent un référendum. Ils et elles seraient plus de 150 (sur 650), rapporte le Sunday Times. Comme en France, de très nombreux amendements devraient également être présentés. Ils visent en particulier à permettre aux officiers d’état civil qui ne souhaiteraient pas célébrer de mariages de couples homos en raison de leurs convictions religieuses d’être exempté-e-s. Si le Parti travailliste donnera très certainement des consignes de vote à ses élu-e-s, il semble probable que certain-e-s approuvent néanmoins ces amendements, souligne The Guardian. Un autre amendement prévoit aussi de protéger de toute poursuite judiciaire fondée sur la discrimination celles et ceux qui critiqueraient le mariage des couples homosexuels.

Comme en France, une organisation, Christian Concern, appelle les chrétien-ne-s à venir prier devant le Parlement pendant les débats. Christian Concern qui voit dans l’absence de mention de l’ouverture du mariage dans le discours de la Reine prononcé le 8 mai (et écrit par le gouvernement) la preuve que le Premier ministre n’est pas aussi convaincu qu’il le dit par le sujet.

Comme en France, le gouvernement (conservateur) à l’origine du texte est accusé d’avoir divisé la société au lieu de l’unir comme il en avait manifesté la volonté. Des élu-e-s, notamment Lord George Carey, qui fut archevêque de Canterbury (et donc leader de l’Église anglicane) de 1991 à 2002, sont allé-e-s jusqu’à affirmer qu’en raison de ce texte, les chrétien-ne-s britanniques se sentent persécuté-e-s.

Et comme en France, les opposant-e-s au texte nient toute homophobie de leur part, préférant se présenter comme des défenseurs/euses de la famille, à l’instar de David Burrows, l’auteur d’une grande partie des amendements.

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