Profanations et harcèlement: la «Manif pour tous» multiplie les exactions
La commune de Plouzané, en Bretagne, porte plainte contre les auteur-e-s de ce qu'elle qualifie d'«outrage».
«Non à la loi Taubira», «Ci-gît la démocratie», «La manif partout»: autant de pancartes déposées avant-hier devant le monument aux morts de la commune de Plouzané, non loin de Brest. Contactée par Yagg, la mairie indique aujourd’hui être «dans une démarche de plainte» face à cette «profanation claire» et condamne «la lâcheté» des auteur-e-s de cet «outrage».
D’autres villes, dont Nancy et Douai ont été visées par ces actions. À l’initiative de «La manif partout», un collectif issu de la «Manif pour tous», les monuments aux morts de plusieurs villes ont été utilisés à des fins de propagande. Chaque jour, de nouvelles actions sont proposées pour «faire tomber la loi Taubira». Sur la page Facebook du mouvement, il est ainsi suggéré de bloquer les entrées des villages et de créer des bouchons.
HARCÈLEMENT
Au micro de France Info, Virginie Merle-Tellenne, alias Frigide Barjot, revendique cette «guerre d’usure». Ce matin, à partir de 6h, des opposant-e-s à l’égalité des droits se sont rassemblé-e-s sous les fenêtres de la sénatrice UDI Chantal Jouanno en citant les noms de ses enfants. Clamant des slogans de la «Manif pour tous» et arborant des pancartes estampillées «Printemps français», ils/elles ont apporté du café et des viennoiseries. La police est intervenue vers 7h afin de les disperser. Pour la sénatrice, pas question de céder face à ce harcèlement: «Si les démonstrations de force font plier la conscience et les convictions des élus, dans ces conditions, on n’est plus en démocratie», a-t-elle confié à France Bleu.
Photos La Manif Partout
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