Ce que pensent vraiment Laurence Tcheng et Virginie Merle-Tellenne
ProChoix publie un enregistrement de Virginie Merle-Tellenne, dite Frigide Barjot, et Laurence Tcheng, dans une église de Boulogne, où, en l'absence de caméras, les organisatrices de la «Manif pour tous» se lâchent.
À lire et à écouter sur le site de ProChoix, un enregistrement de Virginie Merle-Tellenne, dite Frigide Barjot, et Laurence Tcheng, le 19 décembre 2012 dans l’église Sainte Thérèse de Boulogne. La première est en retard, mais Laurence Tcheng donne d’emblée le ton:
«Une équipe de France 3 voulait nous suivre, je n’aurais pas parlé de la même manière.»
Et pour cause. Les propos tenus sont bien plus honnêtes de ce que les porte-parole de la «Manif pour tous» déclarent dans les médias. «Je n’ai rien contre Civitas», précise Laurence Tcheng, avant de qualifier le projet de loi ouvrant le mariage à tous les couples de «mortifère».
Laurence Tcheng compare les homosexuels à des enfants qui feraient un caprice: «Je ne ferais pas cette comparaison devant la presse».
Où l’on apprend aussi que Xavier Bongibault s’est fait renverser par une voiture à Montpellier, «dans un contexte de haine», même si cela n’a rien à voir – l’explication est un peu confuse. Parce que «le gouvernement a ouvert des vannes de haine et de violence».
À ne pas manquer vers la 35e minute, un passage édifiant sur Pierre Bergé, «mécène» et «sénile»: «on aimerait bien en avoir un!».
«C’est extrêmement dur, ce que je suis en train de vivre», explique, en larmes, Virginie Merle-Tellenne vers la 57e minute: elle perd ses amis homos, ceux avec lesquels elle allait en boite de nuit, et les cathos ne la prennent pas au sérieux.
C’est donc à la manifestation organisée par ce collectif que Jean-François Copé, le président de l’UMP, principal parti d’opposition, encourage ses militant-e-s à se rendre «en masse».
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