Louis-Georges Tin réclame un ministère dédié à l’homophobie et à la transphobie
Louis-Georges Tin et Alexandre Marcel, du Comité Idaho, ont été reçus hier à l'Élysée, par le cabinet du Président de la République.
Après le Refuge lundi, c’est le Comité Idaho qui a été reçu hier, jeudi 7 juin, à l’Élysée. Louis-Georges Tin et Alexandre Marcel, respectivement président et vice-président de l’association, ont été accueillis par Constance Rivière, conseillère «institutions, société et libertés publiques», et Faouzi Lamdaoui, conseiller à l’égalité et à la diversité auprès du Président de la République. Deux dossiers ont été défendus par les militants associatifs: la création d’un ministère de lutte contre l’homophobie et la transphobie, et le vote d’une résolution à l’Onu pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité.
UN-E MINISTRE CHARGÉ-E DES DOSSIERS LGBT?
«Sans ministère, la lutte contre l’homophobie et la transphobie va manquer de coordination», estime Louis-Georges Tin, joint au téléphone par Yagg. «Il existe un ministère des droits des femmes; il serait discriminatoire et communautariste qu’il n’y ait rien sur le racisme, l’homophobie et la transphobie, juge le président du Comité Idaho, qui est également président du Cran. Que ce soit un ministère spécifique, ou un ministère contre toutes les discriminations, peu importe.»
Selon lui, un tel ministère faciliterait le travail des associations: «Une fois de plus, il y a de la sous-traitance associative. Actuellement, les bénévoles font un travail de coordination inter-ministérielle qui devrait être assuré par des gens payés par l’État».
UNE RÉSOLUTION À L’ONU
Un deuxième point a été évoqué: le vote d’une résolution à l’Organisation des Nations Unies pour la dépénalisation universelle de l’homosexualité, comme s’y est engagé François Hollande lors de sa rencontre avec Louis-Georges Tin le 10 mai dernier (voir François Hollande s’engage à porter une résolution aux Nations Unies sur la dépénalisation universelle de l’homosexualité). «Il y a urgence à faire voter ce texte. Le président Barack Obama ne sera peut-être pas réélu. On ne peut pas se permettre d’attendre 4, 8 ou 12 ans», répète le militant associatif, imaginant une victoire de Mitt Romney, le candidat républicain à la présidence des États-Unis. Une résolution met plusieurs mois à se préparer. C’est une course contre la montre, on ne peut pas rester dans l’attentisme!». François Hollande a-t-il abordé la question avec Barack Obama lors de sa visite à Washington le mois dernier? Le cabinet du président de la République «n’a pas été en mesure de répondre», dit Louis-Georges Tin, qui ne cache pas sa déception.
Les bénévoles du Comité Idaho seront reçus au Quai d’Orsay la semaine prochaine et continueront ensuite leur tournée des ministères.
Photo Yagg
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