Le Chili fait un grand pas vers l’adoption d’une loi contre les discriminations
Il aura fallu 7 ans et le meurtre du jeune Daniel Zamudio pour que la loi contre les discriminations progresse au Parlement chilien.
Il aura fallu 7 ans et le meurtre du jeune Daniel Zamudio pour que la loi contre les discriminations progresse au Parlement chilien. Mercredi, les député-e-s ont adopté le texte déjà validé par le Sénat, mais ont rejeté 3 amendements que celui-ci avait introduits. La loi devra donc être examinée en commission mixte, mais le gouvernement a assuré que ce serait fait rapidement.
Les deux Chambres se sont donc pour l’instant mises d’accord sur une législation créant un délit de «discrimination arbitraire». Ce délit englobe «toute distinction, exclusion ou restriction sans justification raisonnable, effectuée par des fonctionnaires ou des particuliers, et qui privent, menacent ou réduisent l’exercice légitimes de droits fondamentaux», en raison de «la race ou l’ethnie, la nationalité, la situation socio-économique, la langue, l’idéologie ou l’opinion politique, la religion ou les croyances, la participation à des organisations syndicales, le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’état civil, l’âge, l’apparence et la maladie ou le handicap».
Dans un communiqué, l’association LGBT chilienne Movimiento chileno de minorias sexuales (Movilh) estime que «le fait que le texte soit étudié en commission mixte reflète clairement une envie de l’améliorer, ce qui est un saut qualitatif».
D’autres luttes se profilent déjà pour le Movilh, qui a annoncé son intention de saisir la Commission interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH) après le rejet par la Cour suprême d’un recours présenté par 3 couples de même sexe qui demandent l’accès au mariage.
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