Les archives personnelles de Jean Le Bitoux confiées au maire de Paris

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Ces archives sont destinées à rejoindre le futur centre d'archives indépendant.

Il y a quelques jours, les archives personnelles de Jean Le Bitoux, disparu le 21 avril 2010, ont été confiées au maire de Paris, à l’exception de 4 caisses destinées au Mémorial de la déportation homosexuelle (MDH), dont il était le fondateur. Ce transfert (photos 1 à 3) était prévu par le testament de Jean Le Bitoux, comme l’avait annoncé Bertrand Delanoë en juin 2010.

Ces archives sont destinées à rejoindre le futur centre d’archives indépendant, piloté par Louis-Georges Tin (lire Centre d’archives LGBT de Paris : enfin du neuf à la rentrée ?). Au total, une cinquantaine de caisses et de cartons, contenant environ 370 livres et un très grand nombre de revues, magazines (Arcadie, Gai Pied, Samouraï, Mec magazine, Gay International, Jean-Paul, Hommes, Honcho, Playguy, Lesbia, Humœurs, Homophonies, Ex-aequo, Illico, Masques, Têtu, Gus, Le Journal du Sida, Revue H, Tribus, Triangul’ères, Rebel, e-m@le, Préf…), photos, articles de presse, tracts associatifs (FHAR, Aides, Arcat sida, Act Up-Paris, GAGE, CGL…).

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Jean Le Bitoux « représente à lui tout seul 50 ans de mobilisation gay et lesbienne, de la mémoire de la déportation au sida en passant par Gai Pied », rappelait Louis-Georges Tin à Yagg à l’été 2010.

Le projet de centre d’archives, qui viendra s’ajouter aux Archives Recherches Cultures Lesbiennes, à la bibliothèque du Centre LGBT Paris IdF (qui porte d’ailleurs le nom de Jean Le Bitoux) ou aux archives du Crips, remonte à 2001, à l’initiative de l’Inter-LGBT. Il a d’abord été confié à Jean Le Bitoux, puis à Louis-Georges Tin. Après quelques polémiques, il avance, lentement mais sûrement. En attendant, les archives de Jean Le Bitoux patientent sagement dans les réserves d’une bibliothèque municipale (photo 4).

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