Le Sneg s’inquiète de la condamnation d’un love shop à Paris

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Pour le Sneg, cette décision du Tribunal Correctionnel témoigne d'un «puritanisme excessif et incompréhensif».

Mercredi 29 février 2012, le Tribunal Correctionnel de Paris a condamné la love shop 1969, installée depuis 2008 au 69, rue Saint-Martin dans le IVe arrondissement de Paris. Il est reprochée à celle-ci d’avoir enfreint la loi sur la protection de l’enfance de 2007 pour avoir exposé en vitrine des objets à caractère pornographique alors qu’elle est située à moins de 200 mètres de l’école élémentaire et du collège Saint-Merri.

« UN PURITANISME EXCESSIF »
L’exploitant  a été condamné à verser un euro de dommages et intérêts à l’association catholique Cler Amour et Famille qui avait déposé plainte et réclamait 10 000 euros. Le Syndicat national des entreprises gaies (Sneg) « s’inquiète de cette décision et fait part de sa stupéfaction ». Le Sneg explique qu’aucun objet à caractère phallique n’était présent en vitrine. Pour le Sneg, cette décision « témoigne d’un puritanisme excessif et incompréhensif, tant au regard de notre époque moderne qu’au vu de l’implantation du love shop, entre Halles et Marais. »

Dans Le Parisien du 1er mars, le curé de la paroisse Saint-Merri dont l’église se trouve dans la toute proximité de la boutique, explique : « Jamais aucun fidèle ne s’est plaint […] Il n’y a rien de choquant dans leur vitrine ». L’exploitant a décidé de se pourvoir en appel et la justice devra se prononcer plus en détail sur la définition « d’objets à caractère sexuel ».
Une pétition de soutien au magasin vient d’être lancée sur Facebook.