Un coming-out en toute simplicité pour la handballeuse Alexandra Lacrabère

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Attaquante remarquée au sein de l'équipe de France de handball, Alexandra Lacrabère a révélé son homosexualité sans faire de grande déclaration.

La magazine spécialisé HandAction n’en a pas fait sa une et il n’y a pas eu de sensationnalisme à ce sujet. Tout au plus, peut-on percevoir un semblant d’allusion au coming-out d’Alexandra Lacrabère dans le titre de l’article, « Femme libérée », paru en novembre dernier. Une description qui s’applique aussi bien à sa carrière sportive, où elle est désormais à l’aise, qu’à sa vie amoureuse dont elle fait état par petites touches.

« PASSER DU TEMPS AVEC MA COMPAGNE »
Lorsque le journaliste l’interroge sur son quotidien quand elle n’est pas sur le terrain, la jeune femme de 24 ans répond en toute simplicité : « Je peux peindre, je fais des tableaux notamment. Je peux aller faire les magasins et surtout passer du temps avec ma compagne. » Une petite phrase qui rend encore plus attachante la « gauchère des Pyrénées », comme l’appelle HandAction.

Mais il est dur de suivre Alexandra, car la joueuse change régulièrement de club et de ville. Lorsque la vice-championne du monde 2011 a été appelée à jouer au club de Metz, sa partenaire de cœur a tout fait pour la suivre. « Mon amie avait aussi un entretien sur place pour du boulot », raconte la handballeuse. Finalement, le transfert n’aura pas lieu et Alexandra Lacrabère se retrouve à Toulouse. À terme, c’est loin de ces incertitudes sur son avenir qu’elle espère évoluer. D’ici une dizaine d’années, elle s’imagine avec « un boulot stable, sans bouger tous les week-ends, construire et profiter de [sa] famille ». Celle que l’on surnomme Crabouille depuis son passage à Bordes espère un jour s’installer dans le Sud-Ouest, près des siens.

Au jeu des petites questions, Alexandra démontre son naturel : avant chaque match, la handballeuse joue sur son téléphone. Si elle perd, le match risque d’être mauvais. « Heureusement, cela ne se vérifie pas forcément », nuance-t-elle. Et quand on lui demande qui elle aurait aimé être si elle avait pu chausser les baskets d’une autre sportive, la première qui lui vient à l’esprit est Camilla Andersen, une handballeuse danoise ouvertement lesbienne. Pour Alexandra Lacrabère, elle a surtout le mérite de ne pas « se prendre la tête sur le terrain ».

Photo HandAction