Brigitte Barèges écrit aux associations LGBT: « Mes propos ont été déformés »

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Brigitte Barèges, députée-maire de Montauban, souhaite "apporter [sa] part de vérité" et dénonce "un odieux amalgame". Suffisant pour calmer la bronca?

Brigitte Barèges

Dans une lettre datée du 27 mai – sur papier à en-tête de l’Assemblée nationale – que Yagg a pu se procurer, la députée UMP Brigitte Barèges, au centre d’une polémique sur ses propos concernant le mariage des couples de même sexe (« Et pourquoi pas des unions avec des animaux ? Ou la polygamie ? ») s’adresse aux associations LGBT pour « apporter [sa] part de vérité ». Un courrier aux arguments pour le moins alambiqués.

« ODIEUX AMALGAME »
La députée-maire de Montauban estime que ses « propos ont été déformés » et dénonce « un odieux amalgame ». « Jamais je n’ai comparé les homosexuels aux animaux, jamais je n’ai assimilé le mariage homosexuel et le mariage avec des animaux », affirme-t-elle. « Au cours des échanges en commission des lois, poursuit-elle, j’ai en effet, en utilisant un raisonnement par l’absurde, indiqué que nous ne devions pas vouloir tout institutionnaliser y compris les pratiques sexuelles, prenant comme exemple – dont je conviens qu’il était maladroit et que j’ai immédiatement souhaité retirer – la polygamie ou le mariage avec les animaux ».

L’élue se défend de toute homophobie (elle rappelle qu’elle a été « rapporteur en 2004 du texte pour réprimer les injures homophobes et sexistes ») et présente à nouveau ses excuses… Mais pour quels propos si ceux-ci ont été déformés ? « Pour « ceux [qu’elle a] tenus » et « dont [elle] reconnaît qu’ils étaient certainement mal choisis ». On s’y perd…

En conclusion, Brigitte Barèges fait un vœu : « Je pense que la reconnaissance d’un droit au mariage pour les personnes de même sexe mérite, avant d’aboutir à l’Assemblée nationale, un débat national et sur la place publique avec les Français et non entre parlementaires en catimini », écrit-elle.

Elle fait pourtant partie d’une majorité qui ne veut pas de ce droit et qui a rejeté la proposition de loi qui sera débattue à l’Assemblée nationale le 9 juin prochain. Pas en catimini. Les député-e-s ne sont-ils pas la représentation nationale ?

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