Gareth Thomas, Matthew Mitcham, Serena Williams, Johnny Weir: gazouiller, c’est du sport
L’une se fait des cadeaux, l’un partage ses passions, un autre constate que Twitter peut aussi changer des vies…
L’une se fait des cadeaux, l’un partage ses passions, un autre constate que Twitter peut aussi changer des vies…
Gareth muscle ses tweets. Le tweet pourrait être anecdotique: un type prend d’autres types en flagrant délit de dire des trucs idiots sur lui et s’amuse de leur tête quand il leur dit bonjour. C’est ici un peu plus que cela. L’auteur du tweet est Gareth Thomas. Le rugbyman rentre de la muscu dans l’hôtel où il réside au Pays de Galles, et entend écrit-il, trois gars se demander « comment un mec gay peut être si musclé » et se dire que « peut-être [qu’il n’est] pas vraiment gay ».
Dans l’océan de mini-messages, certains sont moins anodins que d’autres, des tranches de vie qui racontent beaucoup et ici l’ignorance; des tranches de vie qui sont comme de petites bouteilles à la mer. Il y a quelques mois, par exemple, Neil Patrick Harris donnait des conseils à un jeune gay qui demandait comment faire son coming-out.
Dans un entretien de Gareth Thomas publié par le Guardian le 10 octobre, Gareth Thomas prend la mesure: « Lorsque j’ai commencé à twitter, j’ai réalisé que de nombreuses personnes qui me suivaient vivaient les mêmes choses que moi, raconte l’ancien joueur du Pays de Galles qui a fait son coming-out en décembre 2009. Beaucoup de gens me posaient des questions, même si je leur disais « Je ne suis pas qualifié, tout ce que je peux vous dire, c’est ce qui s’est passé dans ma vie » ».
Dans certains cas, « des gays et des lesbiennes lui ont écrit pour lui expliquer combien sa présence en ligne – ou la lecture de son expérience – leur a donné le courage de faire leur coming-out, poursuit The Guardian. Et lui reçoit du soutien de sa petite cohorte de followers lorsqu’il se sent seul ou un peu déprimé dans sa chambre d’hôtel. »
Matthew Mitcham a fait un beau voyage. Quatre médailles d’argent dans les épreuves de plongeon aux Jeux du Commonwealth à Delhi. Son résultat, même s’il n’est pas doré, ravit l’Australien. Matthew Mitcham se réjouit d’avoir reçu un accueil très chaleureux en Inde. Il a terminé par une visite au temple d’Akshardham. Et, en réponse à l’archère Mandy McGregor, déclare son amour des lesbiennes. Chroniques de vie quotidienne.
Serena s’offre un cadeau. Parce que vous pensiez que quand on est star, fashionista ou championne, on vous offre des cadeaux toute la journée et que l’on boit des coupettes et tout et tout? Pas tout le temps. Serena Williams, un rien drama queen, a fait ses emplettes et a demandé des papiers cadeau, parce qu’elle voulait avoir « l’impression que quelqu’un lui avait fait une surprise ». On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Et puis ça évite d’aller changer.
À part ça, Serena pourrait ne pas réapparaître sur les courts en 2010. Elle l’a laissé entendre sur son site internet, dimanche. La joueuse américaine s’est remise de sa blessure aux pieds contractée en juillet (ne jamais rencontrer du verre pilé quand on est en chaussures légères) mais s’est à nouveau fait mal à l’entraînement. À la lire sur Twitter, elle semble avoir bon moral malgré tout, même si elle a laissé la tête du classement mondial à Caroline Wozniacki.
Johnny Mireille. Johnny Weir a la chanson de Mireille Mathieu, Un Jour tu reviendras, dans la tête. Douloureusement beau, écrit le patineur que l’automne rend nostalgique.
Franchement, je préfère Johnny Weir en symbiose avec Lady Gaga, mais j’admire sa façon d’aimer et de partager et pas seulement quand il évoque son blazer Givenchy. Fin septembre, Johnny Weir a reçu le prix de la visibilité (comme quoi on n’a pas toujours besoin de faire son coming-out pour être visible) lors d’un gala de l’association LGBT Human Rights Campaign (HRC).
Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Johnny Weir receives the HRC Visibility Award
Son discours de récipiendaire, le 1er octobre, en dit long sur l’athlète et l’homme. Où il est astucieux, grave aussi, facétieux quand il déclare être fier d’avoir un pénis – en référence aux inepties entendues sur son genre lors des Jeux olympiques de Vancouver, en février 2010. Où il parle de différence, d’être soi-même, qu’il a choisi le patinage pour être « fabulous ». Il raconte qu’être différent dans le milieu du patinage artistique n’est pas de tout repos; qu’il a tout donné aux Jeux de Vancouver même s’il savait qu’il n’aurait pas la médaille d’or: « Je voulais que les gens sentent toutes mes émotions. À la fin, j’ai vu la foule agitant des drapeaux du monde entier, certains étaient debout, d’autres pleuraient: j’ai su que j’avais gagné ma médaille ». Cela peut paraître bisounours mais répéter qu’il faut croire en soit, cela va toujours mieux en le disant. Et comme pour Gareth ou Matthew, la présence de Johnny sur Twitter fait simplement du bien. Bon week-end.
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