Mulhouse: Inauguration de la première plaque en hommage aux victimes de la déportation pour motif d’homosexualité
Ce samedi, à 17h, à Mulhouse, inauguration de la première plaque rendant hommage aux déportés homosexuels, et notamment à Pierre Seel, disparu en 2005.
Ce samedi 15 mai, à 17h, à Mulhouse (au Théâtre de la Sinne, avenue Auguste Wicky), Jean-Marie Bockel, président de la nouvelle communauté d’agglomération mulhousienne (Mulhouse Alsace Agglomération), et secrétaire d’État à la Justice, ainsi que l’association Les « Oublié-e-s » de la Mémoire, inaugureront la première plaque de France rendant hommage aux victimes de la déportation pour motif d’homosexualité.
EN L’HONNEUR DE PIERRE SEEL
« Cette plaque, rappelle Philippe Couillet, président de l’association, dans un communiqué, placée en façade du théâtre municipal, honore non seulement Pierre Seel mais aussi les autres Mulhousiens anonymes, arrêtés et déportés pour motif d’homosexualité ».
C’est à Mulhouse, en 1941, que Pierre Seel fut convoqué par la Gestapo, avant d’être interné à la prison de Mulhouse, puis transféré au camp de sûreté et de redressement de Schirmeck-Vorbrück, dans le Bas-Rhin. Disparu en 2005, Pierre Seel fut un témoin unique et un farouche défenseur du combat pour la reconnaissance des déportés homosexuels, et ce dès le début des années 80.
LE COMBAT POUR LA RECONNAISSANCE
Cette plaque est donc l’aboutissement d’une longue lutte, comme le souligne Philippe Couillet. « Le 23 février 2008, la municipalité de Toulouse et Les « Oublié-e-s » de la Mémoire, soutenus par le tissu associatif LGBT local, procèdent à l’inauguration d’une rue Pierre-Seel dans sa ville d’adoption. (…) Le 25 novembre 2008, Jean-Marie Bockel, [alors encore] maire de Mulhouse, répond favorablement à notre souhait de voir créer dans sa ville un lieu mémoriel consacré à Pierre Seel ».
Rappelons également que le 25 avril dernier, lors de la 65e Journée nationale du souvenir de la déportation, Hubert Falco, secrétaire d’État aux Anciens combattants, a mentionné les déportés homosexuels. Mais les associations LGBT, qui demandent que la déportation pour motif d’homosexualité soit reconnue, continuent d’être souvent rejetées lors de ces cérémonies officielles organisées un peu partout en France.
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