Johnny Weir: « La masculinité est une question de perspective »
Le patineur artistique Johnny Weir a répondu aux chroniqueurs canadiens qui l'avaient accusé d'être un mauvais exemple pour la jeunesse.
Le patineur artistique Johnny Weir, qui avait été la cible de remarques follophobes de la part de deux chroniqueurs sportifs canadiens la semaine dernière, leur a répondu lors d’une conférence de presse (vidéo et traduction ci-dessous). Une véritable petite leçon de queer pour clore la controverse qui aura eu le mérite de donner un coup de pouce à l’émission de télé-réalité de Sundance Channel Be Good Johnny Weir.
Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez ici.
Traduction:
« Je ne suis pas du genre à pleurer ou à me sentir affaibli, ces commentaires m’ont rendu combatif. Ces deux hommes ne critiquaient pas mon patinage, ils me critiquaient moi en tant que personne. Honnêtement, ça m’a foutu en colère. Je devais m’exprimer en disant que j’espère que d’autres enfants peuvent grandir comme moi, avoir la même liberté que moi d’être comme ils sont et de s’exprimer. C’est le message que j’aimerais qu’il reste de cette affaire, parce que je pense que de la laideur, on peut faire jaillir la beauté. Je ne veux pas être méchant, je suis pour la liberté d’expression (…). Je ne peux pas demander à ce qu’ils soient licenciés juste parce qu’ils disent ce qu’ils pensent à la télévision. J’ai entendu pire sur moi aux toilettes, donc (…). Je n’ai pas envie que d’autres enfants (…) aient le même problème. Si j’avais la chance de m’asseoir avec eux autour d’une poutine, je suis sûr qu’on passerait un bon moment, et ils verraient qui je suis vraiment. En tant qu’athlète et en tant que patineur artistique, j’ai rarement la chance d’exprimer mes opinions sans qu’elles soient déformées. On me voit comme le personnage flambloyant qui portait une couronne de roses, les gens en déduisent une idée de qui je suis. À part mes amis proches, personne ne me connaît vraiment… Pour moi la masculinité c’est une question de perspective. La féminité et la masculinité, c’est vieux jeu. Il y a une nouvelle génération qui ne se définit pas par son sexe, ou sa race ou par son orientation sexuelle. Je pense que le plus important c’est que chacun sache quelles sont ses valeurs personnelles. »
[mise à jour: Dans la traduction, « genre » est remplacé par « sexe »]
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