Le kiss-in de Paris n’aura pas lieu devant Notre-Dame: les organisateurs s’expliquent

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Suite aux menaces de la part de catholiques extrémistes, les organisateurs du kiss-in parisien ont décidé de modifier le lieu de rendez-vous: Place Saint-Michel plutôt que le parvis de Notre-Dame.

La prochaine édition parisienne du kiss-in contre l’homophobie, ce dimanche, devait initialement avoir lieu sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame. Mais suite aux pressions et aux menaces que les organisateurs ont eu à subir, notamment de la part de groupes catholiques extrémistes (lire notre article d’hier), le lieu de rendez-vous a été modifié.

Ce kiss-in se tiendra finalement place Saint-Michel, à quelques centaines de mètres du lieu initial. La date et l’horaire ne changent pas : le 14 février, jour de la Saint-Valentin, à 14h.

« DÉMARCHE MAL INTERPRÉTÉE »
« On ne pensait pas que cela prendrait de telles proportions, on était certainement un peu naïfs, explique Félix, l’un des organisateurs-fondateurs du kiss-in, contacté par Yagg. C’est une décision qui a fait débat, mais on a essayé de réagir rapidement, dans l’urgence des pressions. Après une première décision d’annulation de l’événement, les réactions de la communauté et des gens qui nous soutiennent étaient très partagées : certains disaient que c’était lâche d’annuler, d’autres nous accusaient d’avoir fait juste de la provoc’ en voulant l’organiser devant Notre-Dame. Il n’a jamais été question d’encourager et de provoquer des réactions violentes. Ça n’est pas notre politique. On regrette vraiment que notre démarche ait pu être mal interprétée »

« RISQUES DE DÉRAPAGES DANGEREUX »
« La préfecture a dit qu’elle avait des renseignements au sujet de risques de dérapages dangereux, ajoute-t-il. La police ne nous a pas assez soutenus, elle nous a dit qu’elle ne pourrait pas assurer notre sécurité. On regrette que ces blogs de catholiques extrémistes, par leur violence et leurs menaces, nous aient forcé la main. Finalement, l’événement est déplacé place Saint-Michel. Cette décision est décevante pour beaucoup de gens. Elle nous a blessés. Mais on l’assume, on en tire les conclusions et on va continuer à aller de l’avant ».