Ouganda: Barack Obama dénonce « l’odieux » projet de loi homophobe

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À l'occasion d'un petit-déjeuner organisé aujourd'hui par un groupe chrétien, le président des États-Unis a qualifié d'"odieux" le projet de loi ougandais qui s'apprête à être voté à Kampala.

À l’occasion d’un petit-déjeuner organisé aujourd’hui par un groupe chrétien, le président des États-Unis Barack Obama a qualifié d’ »odieux » le projet de loi ougandais qui s’apprête à être voté à Kampala et qui prévoit des peines de prison à vie et des peines de mort pour les homosexuels récidivistes.

« IMPENSABLE DE VISER DES HOMOSEXUELS ET DES LESBIENNES POUR CE QU’ILS SONT »
« Nous pouvons ne pas être d’accord sur le mariage homosexuel, mais nous pouvons sûrement nous mettre d’accord sur le fait qu’il est impensable de viser des homosexuels et des lesbiennes pour ce qu’ils sont, que ce soit aux États-Unis ou (…) de façon plus extrême dans des projets de loi odieux qui ont été présentés, le plus récemment en Ouganda », a déclaré Barack Obama, cité par l’AFP.

Une réaction du président américain qui intervient suite au dépôt, la veille, d’une résolution condamnant le texte ougandais devant la Chambre américaine des représentants, qui établit notamment que chacun « possède une dignité humaine intrinsèque, quelle que soit son orientation sexuelle, et partage des droits humains fondamentaux ». Et la résolution de poursuivre : « Le projet de loi ougandais présente une menace grave pour la vie, la liberté, et la sécurité de la personne, et établirait un précédent fâcheux s’il était adopté ».

INGÉRENCE « INACCEPTABLE »
Le ministre ougandais de l’Éthique et de l’Intégrité, James Nsaba Buturo, l’un des principaux défenseurs de l’ »Anti-homosexuality Bill », n’a pas tardé à réagir. Il a affirmé cet après-midi que les législateurs ougandais ne se laisseraient pas influencer par l’opinion des États-Unis et a qualifié d’ »inacceptable » ce qu’il considère comme une ingérence du président américain.

« Nous ne pouvons pas dire au Sénat (américain) ce qu’il doit faire. Donc, pourquoi ont-ils l’impression qu’ils peuvent nous dire ce que nous devons faire dans l’intérêt de notre peuple ?, a-t-il demandé, quelqu’un devrait dire au président Obama que le Parlement fait son travail législatif dans l’intérêt du peuple ougandais ».

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