Posté sur la communauté: « L’homosexualité n’est pas un douloureux problème (1/2) », par Firefox
La yaggeuse Firefox a une jolie plume, et elle vient de publier deux posts sur le coming-out. Voici le premier. Pour le second, il faudra attendre demain (ou aller le lire sur la communauté).
La yaggeuse Firefox a une jolie plume, et elle vient de publier deux posts sur le coming-out. Voici le premier. Pour le second, il faudra attendre demain (ou aller le lire sur la communauté).
L’homosexualité n’est pas un douloureux problème (1/2), par Firefox
Mais quand ça te tombe dessus, ça fait quand même un peu mal.
Vois-tu, je n’ai pas toujours été la lesbienne fabuleuse et épanouie que je suis aujourd’hui (hum hum). Mon premier coming-out fut lamentable. Avant cela, il m’avait fallu comprendre que de toute évidence, je n’étais pas vraiment hétéro. Le jour où j’ai mis un mot sur mes sentiments, j’ai eu un peu peur. L’homosexualité, c’était un truc grand, lourd et encombrant, le genre de truc dont tu te dis que ça ne rentrera jamais dans ton salon.
Alors j’ai fait comme au magasin. La peur en plus. Mes deux neurones ont discuté, se sont échauffés, ont cogité jusqu’à saturation. Ils sont allés demander au vendeur les renseignements dont ils avaient besoin; ils ont eu de mauvaises réponses à des questions qu’ils ne se posaient pas. J’ai alors arrêté de questionner Google sur mes problèmes existentiels. À la place, j’ai écouté la radio. Entendre de vrais gens parler, c’était mieux que les lire. Et puis je suis revenue à Google, parce qu’il était tout de même plus rassurant.
L’idée était simple, brillante même. Il me fallait accepter mes amours déviantes. Sauf que je n’ai toujours pas compris comment on faisait. Mon ami Google ne me l’a jamais expliqué, et j’avais peur d’en parler à mes amis IRL, parce qu’au fond, j’avais honte. Je ne sais pas trop combien de temps j’ai passé à me demander si ce que je ressentais existait vraiment, à rechercher le pourquoi du comment, à me poser plein de questions qui n’avaient pas de réponses, mais qui détournaient mon attention. Beaucoup trop longtemps. Beaucoup moins que certaines, mais cela, je l’apprendrai plus tard.
J’avais peur d’entrer dans une case; j’avais peur de rentrer dans cette case-là en particulier. J’avais peur de moi. Toute désemparée que j’étais, je devais désormais faire un choix, agir et ne plus me retourner. Alors je me suis dit que tant pis, ce truc encombrant, quel que soit le nom qu’on lui donne, ça rentrerait, parce que mon salon, c’était la seule chose qui lui convenait. Ben finalement, ça rentre pas.
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