Football, rugby, tennis, athlétisme: C’est quand qu’on arrive?

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Bon, ça ne rigole pas, mais alors pas du tout ce week-end et cela commence dès ce soir avec France-Roumanie en football, un match crucial pour la qualification pour la Coupe du monde 2010.

La route est droite mais la pente est forte, a dit un jour un certain Premier ministre français. En sport, c’est un peu pareil… sauf qu’en plus, la route est sinueuse, semée d’embûches: ce week-end en est un bon exemple. Hydratation, petit échauffement, lacez bien vos chaussures, on y va.

La galère des qualifs
Cela fait trois ans – oui trois ans – que durent les qualifications pour la Coupe du monde 2010. Il faut départager 205 pays qui se battent pour 31 places et ça ne se fait pas en deux coups de cuiller à pot. Seule l’Afrique du Sud, pays organisateur, est qualifiée.

L’Océanie a lancé les festivités en août 2007. L’Océanie dont les dix équipes enregistrées, se battent pour 0,5 places. Oui, ça aussi, c’est coton. Le premier du groupe (la Nouvelle-Zélande déjà qualifiée), rencontrera le cinquième de la zone Asie en match et retour. La zone Asie qui dispose de 4,5 tickets pour l’Afrique du sud. Plus de casse-tête? Rendez-vous sur le site de la Fifa.

Mais la France, me direz-vous? La France se bat depuis deux ans pour l’une des 13 places dont dispose l’Europe: les 9 premiers de chaque groupe et les 4 meilleurs deuxièmes qui auront dû se coltiner encore deux matches de barrage.

La France, donc, rencontre ce soir la Roumanie et l’heure est grave. Les bleus, actuellement deuxièmes derrière la Serbie, doivent absolument gagner contre les Roumains avant d’aller espérer ravir la première place aux Serbes dès mercredi, à Belgrade. La route passera ensuite par Guingamp contre les Îles Feroe le 10 octobre puis au Stade de France le 14 octobre contre l’Autriche. Vous avez décroché? Je compatis, cela devient pénible cette histoire de patrie en danger. Cliquez direct sur le paragraphe rugby, un peu plus bas.

Vous êtes resté-e-s? Vous vous demandez « mais pourquoi on fait toute une histoire, elle a encore quatre matches à jouer la France »? Car la France, depuis le début des qualifications, elle fait un peu bleu pâle. Six matches, quatre victoires, une défaite et un nul. Ajoutons à cela que depuis l’élimination précoce de l’équipe à l’Euro 2008 – une compétition qui précède les qualifications pour le Mondial –, le sélectionneur national, Raymond Domenech n’est pas trop bien vu. Parce que dans ce pays, c’est toujours de la faute du sélectionneur, rarement des joueurs. Étrange mais c’est ainsi. Et tout le monde a un avis sur la question: on dit, 60 millions de Français, 60 millions de sélectionneurs. Pas vous? Vous vous auriez dû passer illico au paragraphe rugby.

Donc, deux victoires ce samedi et mercredi et la France est en tête. Et si vous êtes en train de marmonner que si la France n’est pas qualifiée on sera débarrassé, c’est que vous n’étiez pas nés en 1994 (et que Terrains de Jeux n’existait pas). La France ne s’est pas qualifiée et le vide a été assourdissant, croyez-moi: j’étais née depuis longtemps, déjà versée dans le journalisme et le sport. Et autant qu’elle soit là, la France, pour espérer approcher un nouvel Eldorado, coudre une deuxième étoile à son paletot. Et puis on les aime ses représentants, les Ribéry, Gignac, Sagna ou encore Gourcuff, on ne peut que leur souhaiter de connaître le bonheur d’un Mondial. Enfin, l’auteure de ces lignes a un faible pour Raymond Domenech. L’homme cherche, conjugue, doit aussi jongler avec un collectif de sacrées personnalités, il semble quasi seul dans sa quête. Et s’il avait raison? Début de réponse ce soir à 21 heures, sur TF1.

Et le Brésil?
Premier de son groupe, il rencontre demain l’Argentine, quatrième, pour le sommet de ce week-end de 40 matches de qualifications. Pour la belle confrontation annoncée entre Kaka et Lionel Messi, pour la beauté du jeu sud-américain, fait d’étincelles, d’ouvertures, comme une musique avec le ballon. Et pour la performance, au bord du terrain de Diego Maradona, sélectionneur de l’Argentine. Une victoire de l’une ou l’autre des deux équipes lui permettrait de faire un grand pas vers l’Afrique du Sud: l’Amérique du Sud dispose de 4,5 places (voir plus haut). À 2h30 cette nuit, heure française, sur NT1.

Fin du voyage pour les filles
Quarts de finalistes à l’Euro, en Finlande, elles sont restées à quai. Les Bleues ont été défaites aux tirs au but contre les Pays-Bas après un valeureux match nul (0-0). Dommage mais on sent que cette équipe peut monter encore en puissance. Sûr que l’on va les revoir.

Les demi-finales illustrent la prédominance du football des pays du nord. Demain, l’Angleterre rencontre les Pays-Bas, lundi l’Allemagne est opposée à la Norvège qui a créé la surprise hier en éliminant la Suède (3-1). À partir de 17 h 45 dimanche et lundi sur Eurosport.

L’Afrique du Sud en orbite
Dans l’hémisphère sud, c’est leur tournoi des Six Nations qu’ils jouent à trois en se rencontrant plusieurs fois: l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud disputent le Tri-Nations depuis le 18 juillet en se rencontrant chacun trois fois. Les Champions du monde en titre, les Sud-africains ont l’occasion dès aujourd’hui, s’ils battent l’Australie, de remporter un trophée qu’ils n’ont pas touché depuis 2004 (les All-Black l’avaient ensuite gagné quatre fois). Le jeu des Springboks, plutôt défensif, n’est pas le plus spectaculaire du moment, mais on se régalera encore à regarder Bryan Habana, ses longues courses le long des lignes, sa bravoure dans l’impact, cette beauté brute aussi. 17 heures, Canal+ en différé, ce samedi.

Très loin l’Amérique
Une Française n’a jamais gagné les Internationaux des États-Unis, et ce ne sera pas encore pour cette année. Les bleues s’en sont allées dès le deuxième tour enregistrant ainsi le plus mauvais bilan depuis 1986. Pour le tennis féminin français, c’est bel et bien la croisée des chemins. La prestigieuse génération 1979, dont Amélie Mauresmo est la dernière représentante, en reflux, et une succession – Marion Bartoli, Aravane Rezai, Alizé Cornet – qui se cherche.

En revanche, le tennis féminin tout court a l’air de se refaire une belle santé à New York. Serena et Venus Williams, deuxième et troisième mondiales, assurent le spectacle. Maria Sharapova est de retour et se mesure, au troisième tour, à une joueuse américaine de 18 ans ans, Melanie Oudin, qui a sorti Elena Dementieva, quatrième mondiale. Le tournoi, aussi, est porté par Kim Clijsters. Totalement grisée par son retour sur les courts, l’ancienne première joueuse mondiale ne fait pas de détail, qualifiée express pour le quatrième tour où elle rencontrera Venus Williams. En embuscade, aussi, la joueuse italienne Flavia Pennetta qui n’a perdu que six jeux en trois matches à New York, accompagnée en huitième de finale par sa compatriote Francesca Schiavone.
Le tournoi féminin sur Eurosport, le tournoi masculin sur Canal+.

C’est le Pérou!
Jackpot, hier soir, à Bruxelles pour trois athlètes: à l’issue de la sixième réunion de la Golden League, Sanya Richards, Yelena Isinbayeva et Kenenisa Bekele se sont partagé un million de dollars (environ 700 000 euros) pour avoir gagné dans leur discipline dans les six meetings du circuit, respectivement le 400 mètres, la perche et le 5000 mètres. La Golden League c’est fini, qui sera remplacée dès 2010 par la Diamond League, tournée, cette fois de 14 réunions, avec à la clef, un diamant pour l’athlète ayant engrangé le plus de points dans ses voyages de l’Europe à l’Asie ou aux États-Unis. À l’an prochain.

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